Remaniement
ministériel : le gouvernement toujours attendu.
La
longue attente de la publication de la nouvelle équipe
du Général Kérékou ne finit pas
de susciter des analyses dans la presse.
D’aucuns parlent de mission périlleuses pour
Kérékou, d’autres par contre qualifient
ce mutisme du Chef de l’Etat d’une stratégie
dont lui seul détient le secret.
A défaut d’informations crédibles, les
quotidiens se contentent de faire des commentaires sur la
rencontre du Président de la République avec
les responsables des partis politiques. Fraternité
nous apprend que « Kérékou annonce les
couleurs ». Le Matinal écrit : « en prélude
à la formation du gouvernement : le Chef de l’Etat
amorce les concertations » et le Matin précise
: « Kérékou consulte les chefs de partis
». Le Progrès constate que « Kérékou
cuisine en solo… ». Pour l’Aurore, cette
rencontre avec les chefs de partis constitue ‘‘sans
doute le dernier virage pour l’accouchement du nouveau
gouvernement’’. Fraternité, quant à
lui, signale que « Kérékou pose les conditions
du remaniement lors de leur concertation » et il détaille
: « 20 ministères à créer ; 12
portefeuilles pour les partis politiques ; 8 portefeuilles
pour Kérékou ; chaque parti propose 3 noms dont
une femme ».
Mais ces conditions du Général n’arrangent
pas les formations politiques notamment le Psd. Ceci amène
le Progrès à mentionner : « question d’intérêt
: le remaniement divise des barons du Psd ».
Loin des dissensions politiques internes aux partis, la Cloche
s’intéresse au schéma du futur gouvernement
en affichant : « remaniement ministériel : la
configuration probable du gouvernement (3 ministères
d’Etat pour 24 portefeuilles) ». De plus, il rappelle
que le prochain remaniement sera sans doute le dernier du
règne de Kérékou et déduit : «
la dernière chance du général Mathieu
Kérékou ».
Se préoccupant des conséquences de la lenteur
dans le renouvellement du gouvernement, le Républicain
annonce : « l’administration publique bloquée
».
L’autre sujet abordé dans les parutions du jour,
c’est la mise en place des commissions parlementaires.
A ce propos, le Matin constate : « constitution des
commissions et groupes parlementaires : la mouvance en difficulté
» et le Progrès confirme : « débat
autour de la composition des commissions et groupes parlementaires
: toujours des divergences au sein de la mouvance »,
pendant que les Echos du Jour interpelle cette dernière
en ces termes : « la mouvance doit limiter les dégâts
». Mais pour mettre fin à ces querelles, le Progrès
nous informe que « Kérékou s’implique
dans le débat ».
Par ailleurs, le Matinal revient sur le ralliement du Prd
à la mouvance et titre à la une : « après
sa déclaration de soutien du 9 avril 2003 : le Président
Kérékou accepte Houngbédji ». Le
journal s’explique par le fait que le Chef de l’Etat
a reçu Me Houngbédji comme tous les autres chefs
de partis de la mouvance ayant obtenu au moins un député
lors des dernières législatives ; et il conclut
: « le président du Prd peut aujourd’hui
se considérer comme accepté au sein de la grande
famille présidentielle (…) ».