Formation du prochain gouvernement
: toujours des supputations…
L’événement
qui suscite beaucoup de commentaires et d’analyses dans
la presse ces derniers jours, c’est sans doute le prochain
remaniement ministériel. Les quotidiens rivalisent
de titres pour publier les quelques informations glanées
ça et là.
L’Essentiel affiche : « formation du gouvernement
: Amoussou et Osho troublent Kérékou ».
A en croire le journal, ‘‘ leur désir d’avoir
un droit de regard sur la nouvelle équipe, mieux d’y
intégrer beaucoup des leurs, bloque le processus puisque
le général veut rester maître du jeu’’.
L’informateur avance que « Kérékou
écarte tous ses ministres ( ce qui crée une
peur sur la ville) ». Comme pour confirmer la nouvelle,
le Républicain présente à sa une l’album
photos de « ceux qui entrent au gouvernement »
parmi lesquels aucun ancien ministre ne figure. L’Aurore
prédit « trois ministres d’état
pour ce gouvernement » en ciblant Houngbédji,
Amoussou et Osho ; et la Cloche nous apprend que « Houngbédji
sera ministre d’Etat chargé des Affaires Etrangères
et de l’Intégration Africaine ». Cependant,
le Matin annonce que « Kérékou n’a
pas envoyé la liste des membres de son gouvernement
au parlement ». Et le Républicain de justifier
: « Kérékou prend tout son temps ».
Fraternité précise : « Kérékou
attend les commissions parlementaires ».
Ce mutisme du Chef de l’Etat n’arrange pas la
mouvance et particulièrement l’Ubf selon le Matinal
qui signale : « partage des fruits de la victoire à
la mouvance : une délégation de l’Ubf
pour rencontrer Kérékou (surtout dans la perspective
du futur remaniement ) ». Toutefois, le journal relève
les dissensions au sein de cette mouvance et mentionne : «
cacophonie au sein de la mouvance : le Prd pour sauver les
meubles » affirmant ainsi que « beaucoup de mouvanciers
comptent désormais sur Houngbédji ».
Par ailleurs, l’Essentiel s’intéresse aux
ministres démissionnaires du gouvernement en notant
: « non-déclaration des biens après leur
démission : les ministres de Kérékou
violent la constitution (article 52 alinéa 2). Fraternité
revient sur le recours en invalidation des sièges de
certains députés en écrivant : «
la Cour Constitutionnelle prépare un miracle ».
L’essentiel, quant à lui, lève le coin
de voile sur l’issue du dossier des 70 milliards et
titre : « moralisation de la vie publique : ce que devient
le dossier des 70 milliards ».
Les quotidiens n’ont pas manqué de faire état
de la situation dans l’enseignement au Bénin.
Tout en publiant le calendrier rectifié des examens
et concours arrêté par le ministère de
l’enseignement primaire et secondaire, la Nation rassure
: « enseignement technique et professionnel : les examens
commencent demain pour une partie des 14.942 candidats »
tandis que selon le Républicain : « Gaston Azoua
menace de bloquer le bon déroulement des examens notamment
du CEP ».