Assemblée
nationale : l’élection du bureau toujours attendue.
Un
nouveau report de la session parlementaire. On s’y attendait
le moins surtout avec la décision DCC 03-077 de la
Cour Constitutionnelle. Mais comme un coup de massue, la décision
de la doyenne d’age est tombée sur les députés
et par ricochet, les effets de ce report inattendu sont durement
ressentis par le peuple béninois. En effet, Rosine
Soglo a suspendu pour la énième fois la séance
parlementaire vendredi dernier en donnant rendez-vous à
ses collègues pour le 20 mai prochain .
Ce nouveau blocage du parlement a constitué le plat
de résistance de l’actualité politique
de ce lundi. Tout en le rappelant, les canards ont mis l’accent
sur les tenants et les aboutissants d’une telle décision.
L’essentiel écrit : « nouvelle suspension
à l’hémicycle : Rosine Soglo tient tête
à la Cour constitutionnelle en continuant ses suspensions
» et le Matinal précise : « Rosine Soglo
persiste dans sa logique (elle perturbe la quiétude
de la mouvance) ». ‘‘Pas d’entêtement
de la doyenne d’âge’’ rectifie l’Aurore
qui jette le tort sur la Cour en mentionnant : « décision
DCC 03-077 : la Cour a péché (en éludant
le débat de fond) ». A en croire le journal,
‘‘ cette décision hautement prudente et
circonspecte ne répond pas à la question principale
qui est : faut-il tenir compte de la configuration politique
de l’Assemblée nationale dans l’élection
des membres de son bureau ?’’. Le Progrès
parle « d’ambiguïté de la haute juridiction
» ; ce qui confère à Rosine une certaine
liberté d’action. ‘‘Liberté
oui, mais pas d’abus d’autorité’’
semble dire Dunya Info qui lance un cri d’alarme en
ces termes : « non élection du bureau de la 4ème
législature : la république en danger ».
Face à ce statu quo persistant, les députés
de la majorité parlementaire ont aussitôt réagi
en sommant la doyenne d’âge de convoquer une plénière
pour ce lundi ; ce qu’elle refusa. Le Matin affiche
en manchette : « poursuite du processus électoral
à l’Assemblée nationale : 49 députés
convoquent la plénière pour ce jour / Rosine
s’y oppose ». Le Progrès et le Matinal
vont plus loin en publiant la lettre des députés
de la mouvance à la doyenne d’âge et la
réponse de cette dernière. L’Aurore titre
à la une : « convocation des députés
pour ce jour : Rosine dit non et aucun texte ne l’y
oblige ». Le quotidien se justifie en notant : «
c’est une violation flagrante des textes que de se substituer
à la doyenne d’âge en convoquant une plénière.
Les députés à la majorité absolue,
ne peuvent convoquer que des sessions extraordinaires. Dans
le cas d’espèce, l’Assemblée nationale
est en session ordinaire de trois mois. Par conséquent,
des députés, furent-ils majoritaires, ne peuvent
pas convoquer une session extraordinaire au cours d’une
session ordinaire ».
Que se passerait-il alors aujourd’hui au palais
des gouverneurs puisque la reprise des travaux est prévue
pour le 20 mai prochain ?
A l’unanimité, la presse a tenté un essai
de réponse en parlant de putsch parlementaire. Le Progrès
annonce : « coup de force à l’Assemblée
nationale ce jour à Porto-Novo » pendant que
le Matinal mentionne : « plénière ce jour
en vue de la destitution de la doyenne d’âge :
le coup de force de la mouvance ». Fraternité
tout en révélant les dessous du comportement
de la doyenne d’âge, nous apprend que «
Rosine sera destituée ce jour ». Même information
dans l’Essentiel qui constate cependant : « Houngbédji
passe service à Idji Kolawolé pour faire progresser
les choses au sommet du parlement ». Pour mettre fin
à cette crise qui n’a que trop duré, le
Matin appelle les protagonistes à respecter la constitution.
En
marge du bras de fer au parlement, le dossier sur le spectacle
de Koffi Olomidé refait surface dans les parutions.
La Nation titre en gros caractères sur deux colonnes
: « suite au concert tragique de Koffi Olomidé
: les troublantes révélations d’un promoteur
» pendant que le Progrès signale : « suites
judiciaires du drame au concert de Koffi Olomidé :
Oscar Daaga en fuite ».
Rappelons entre autres, qu’à l’instar des
médias du monde, la presse béninoise a célébré
à sa manière, les 9 et 10 mai passés,
la 13ème journée internationale de la liberté
de la presse. Diverses manifestations ont été
organisées pour rendre hommage au 4ème pouvoir.
A cet effet, 16 journalistes de la presse écrite et
audio-visuelle ont été primés par le
Ministère de la Communication et de la Promotion des
Technologies Nouvelles (MCPTN), la Haute Autorité de
l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), le Ministère
de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme
(MEHU) et l’Unicef dans le cadre de la 2ème édition
de ‘‘Meilleure production de presse’’.
Par
ailleurs, la crise dans l’enseignement primaire et secondaire
connaît désormais une trêve compte tenu
de l’imminence des examens ; examens dont les dates
habituelles ont été modifiées. Voici
le nouveau calendrier : Baccalauréat ….30juin
2003 ; BEPC…….23 juin 2003 et CEPE……
16 juin 2003.