Revue
de presse du 06 mai 2003
La
session parlementaire reprend ce jour à Porto-Novo
après deux reports successifs. C’est du moins
la principale information à la une des parutions d’aujourd’hui.
Tout en nous informant, les quotidiens donnent leur point
de vue sur l’issue de cette séance. Fraternité
annonce : « Rosine Soglo poursuit la séance plénière
ce jour » pendant que l’Informateur prévient
: « assemblée nationale : de vives tensions en
perspective ce jour (les débats risquent encore d’être
houleux) ». Le Matin qualifie cette séance de
« défi des députés » et déduit
: « élection du bureau de l’assemblée
nationale ce jour : ça passe ou ça casse ».
Ceci amène Dunya Info à titrer : « élection
des membres du bureau de l’assemblée nationale
: la session de tous les dangers ».
Au regard de ces suspensions, Fraternité interpelle
les mis en cause en ces termes: « la classe politique
doit savoir raison garder » et le Républicain
précise : « la mouvance doit revoir son schéma
(pour faciliter la poursuite de l’élection) ».
En outre, le journal révèle les raisons de l’échec
de la mouvance. Pour mieux expliciter, le Matinal affiche
en manchette : « retard dans la mise sur pied du bureau
de l’assemblée nationale : pourquoi Rosine Soglo
a raison ». L’article est accompagné des
avis de Me Robert Dossou et de Sacca Kina. Malgré cela,
la mouvance ne veut pas démordre, à en croire
l’Aurore qui constate : « élection du bureau
de l’assemblée nationale : rien à la Rb,
rien au Prd (Amoussou demeure imperturbable) ». Abondant
dans le même sens, Fraternité dévoile
« le plan de la mouvance pour contourner Mme Rosine
Soglo ».
Mais en attendant la mise en place effective du bureau, des
commentaires vont bon train sur le prochain gouvernement de
Kérékou. Si pour l’Aurore « ni Amoussou,
ni Houngbédji ne sera coordonnateur de l’action
gouvernementale dans la 1ère monture du nouveau gouvernement
», pour le Matin « l’incertitude demeure
quant à l’entrée de Me Houngbédji
au gouvernement ».
En marge du vote au parlement, les canards se sont intéressés
à l’avenir politique de l’Ubf. Fraternité
nous apprend qu’ « un courant politique s’oppose
à Bruno Amoussou pour la transformation de l’Ubf
en parti politique » et l’Informateur s’interroge
: « qui veut la peau de Bruno Amoussou ?».
Par ailleurs, la presse est revenue sur la tragédie
du samedi dernier, toujours vive dans la mémoire du
peuple béninois. La Nation publie les réactions
de la société civile et conclut : « suite
au concert de Koffi Olomidé au stade de l’amitié
: des réactions de révolte et de tristesse ».
L’Informateur demande la répression des responsables
directement incriminés en mentionnant « mort
d’hommes au spectacle de Koffi Olomidé : des
autorités politiques à punir ». Fraternité
publie sur trois pages un dossier spécial à
propos du drame et situe les responsabilités en affichant
en manchette : « ceux que Kérékou doit
sanctionner » avec à l’appui les photos
de Amos Elègbè (ministre de la culture), Houdé,
Tawéma (ministre de l’intérieur), Zinsou
(conseiller spécial du Chef de l’Etat) et le
directeur de la sécurité publique, Mathias Zomalèto.