Concert
de Koffi Olomidé à Cotonou Deuil national de
trois jours
Ainsi
en a décidé le conseil extraordinaire des ministres
d’hier à la suite du drame survenu samedi dernier
au stade de l’amitié lors du concert du grand
Mopao Koffi Olomidé. Consternée par cette tragédie,
la presse à l’unanimité y a consacré
sa une, en commentant diversement l’incident qui a occasionné
des décès. Signalons que beaucoup sont morts
par asphyxie aux portes des gradins.
« Concert de Koffi Olomidé au stade de l’amitié
: une quinzaine de morts et plusieurs blessés »,
peut-on lire sur Dunya Info. Le Matin va plus loin en publiant
les images du drame et les photos de 8 morts à sa dernière
page. De plus, il exige la création d’une commission
d’enquête et la poursuite des organisateurs de
ce spectacle. Le Républicain présente sur deux
pages les circonstances du drame et nous informe que «
Dassigli (préfet de l’Atlantique et du Littoral)
et Léhady Soglo (1er adjoint au maire de Cotonou) étaient
au chevet des rescapés », puis publie les réactions
de quelques autorités ; pendant que l’Informateur
dévoile « les vrais responsables du drame ».
Abordant le même sujet, Fraternité parle de «
concert macabre » en demandant la démission du
ministre Houdé, tandis que le Matinal affiche «
le concert de la mort ». Et la Nation de déduire
« concert tragique de Koffi Olomidé : imprudence,
incompétence, incohérence et gains mortels ».
Entre autres, elle publie les noms des disparus. L’Aurore,
quant à lui, nous apprend que « le promoteur
du concert et le Dg/Ogesa (office de gestion du stade de l’amitié)
sont arrêtés » et Fraternité de
poursuivre en s’interrogeant : « mais jusqu’à
quand ? ». En outre, le journal compare le drame béninois
à celui du Sénégal en notant sous sa
rubrique ‘‘Au pilori’’ : « le
Joola béninois ».
Rappelons aussi que dans la matinée de ce samedi, avaient
lieu à Kouarfa (Natitingou) les obsèques de
feu Maurice Iropa Kouandété. La Nation présente
les temps forts de la cérémonie.
Loin de cette triste nouvelle nationale, revenons à
l’actualité politique notamment à la situation
au niveau du parlement. Le Républicain constate que
« Rosine Soglo évite le piège de la mouvance
en sollicitant l’arbitrage de la Cour Constitutionnelle
» et la Cloche s’interroge : « blocage à
l’Assemblée nationale : jusqu’où
ira Rosine Soglo ? ». « Nulle part davantage »,
semble affirmer le Matin qui note « élection
du bureau de l’Assemblée nationale : la destitution
de Rosine se confirme ». Bien-sûr , soutient l’Informateur
qui signale que « la mouvance crée un comité
pour débloquer la situation ». Quant à
l’Oeil du peuple, il titre à la une : «
tractations pour le bureau de l’Assemblée : Rosine
lâche la candidature de Ganiou Soglo » de peur
de tout perdre. Le journal rapporte les propos de la doyenne
d’âge : « trouvez nous un poste, n’importe
lequel, pas forcément pour la Rb mais pour l’opposition
dans son ensemble… »
L’autre revers des législatives, c’est
le remaniement ministériel. Pour l’instant les
regards sont tournés vers les ministres députés.
L’Aurore mentionne : « gouvernement : 08 ministres
préparent leur démission » pendant que
le Matinal rappelle : « en attendant le formation du
nouveau gouvernement : les ministres députés
ont encore 14 jours pour démissionner ».
Par ailleurs, les Echos du jour revient sur la crise dans
l’enseignement secondaire en précisant : «
les contractuels durcissent leur position et les permanents
reprennent avec l’embargo sur les notes ».