Accueil | Site du gouvernement |Galerie photo|Nous écrire
CDSI
 
INSTITUTIONS
Cour Constitutionnelle
HAAC
Assemblée Nationale
 
 
 
 
 
 
 
LIENS UTILES
Le Républicain
Le Progrès
Le Point
Fraternité
L'araignée
Le Matinal
Les Echos du jour
 

Morceau choisi du 20 Mai 2003  
 


En suspens…On ne change pas…

En attendant de connaître avec précision les membres de la Cour constitutionnelle nommés par le chef de l’Etat, en attendant l’installation de l’auguste Cour, certainement pour le lundi 7 juin 2003, on peut déjà constater, si les informations reçues du côté du palais s’avéraient vraies, que les deux institutions chargées des nominations au sein de cette auguste Cour n’ont pas voulu aller dans les changements. Du coté de l’Assemblée nationale, tout est clair. Des quatre nommés à savoir Jacques Mayaba, Clotilde Médégan-Nougbodé, Conceptia Liliane Denis Ouinsou et le général Jacques Pancrace Brathier, trois l’étaient déjà par la même institution, il y a cinq ans. Il s’agit des trois premiers cités. Quant au chef de l’Etat, des informations concordantes font état du fait qu’il a confirmé à leur poste Lucien Sèbo et Idrissou Boukari ( qui a remplacé en 2000 le président Hubert Maga décédé). Ainsi, seules deux nouvelles personnalités feront leur entrée au sein de la Cour constitutionnelle troisième mandature.

On peut, au regard de ces observations conclure que le chef de l’Etat et le bureau de l’Assemblée nationale ont voulu rester dans la logique de la continuité. Et ce qui est remarquable, dans tout cela, c’est que parmi les membres reconduits, il y en a deux qui étaient censés avoir été proposés par l’opposition. Ce qui était aisément compréhensible, dans la mesure où à l’époque ( mai 1998), le bureau de l’Assemblée nationale présidé par Bruno Amoussou avait en son sein deux éminences de la Rb à savoir Marcellin Dégbé ( Premier vice-président) et Maxime Houédjissin (premier guesteur ) et un responsable de l’union pour la démocratie et la solidarité nationale (Uds) en l’occurrence Djibril Mama Débourou (deuxième secrétaire parlementaire). Aujourd’hui, deux partis constituent encore l’essentiel de l’opposition parlementaire .

Et pourtant, les membres qu’ils avaient proposés ou parrainés à l’époque viennent d’être reconduits par actuel bureau qui ne comporte en son sein aucun député de l’opposition. C’est a priori une bonne chose qui tranche nettement avec la situation de 1998 où 4 des 7 membres ont été purement et simplement remerciés. A l’époque, leurs tuteurs à savoir le président Adrien Houngbédji ( qui était au perchoir à leur nomination en 1991) et le président Soglo( 1991-1996) n’étaient plus aux commandes. Aujourd’hui, les situations ne sont plus les mêmes. Si l’environnement politique de 1998 reste sensiblement le même que celui d’aujourd’hui, l’Assemblée nationale a quand même eu le mérité de reconduire des personnalités dont les « parrains » ne sont plus en position de force actuellement. C’est vrai que d ‘aucuns peuvent trouver des explications pour justifier ceci ou cela. C’est vrai que le système en place n’a pas du tout des raisons de vouloir se passer des femmes et des hommes qui ont siégé au sein de cette deuxième mandature finissante.

Mais il est aussi une réalité que, lorsqu’on scrute l’univers de la mouvance, on peut retrouver des personnalités peut-être serviables que celles-là qui ont siégé à la Cour et qui viennent d’être reconduites. C’est dire que, quelles que soient les raisons qui pourraient expliquer le maintien des personnalités encore éligibles de l’actuelle Cour constitutionnelle, le chef de l’Etat et le bureau de l’Assemblée nationale font leur la maxime selon laquelle on ne change pas une équipe qui gagne….

 

>> haut

Matinal n° 1558 du 20 mai 2003:Agapit Napoléon.
© 2003 CDSI tout droits réservés