Amoussou
sauve les meubles.
Une
confrère a rapporté, hier, que Bruno Amoussou
effectue depuis peu un rapprochement d’opportunité
vers Adrien Houngbédji. Si l’information est vraie,
il faut alors espérer que ce rapprochement ouvrira une
nouvelle ère dans les relations entre les deux hommes
qui ont toujours eu, l’un envers l’autre, des attitudes
comparables à celles qu’adopte le chat vis-à-vis
du chien et vice versa. Effectivement, parlant de Bruno Amoussou
et de Adrien Houngbédji, beaucoup pensent que ce sont
deux véritables bêtes politiques. Si le choc frontal
est inévitable, c’est justement parce que tous
deux, ils sont les vrais candidats de 2006. Chacun cherchant
à rassembler autour de lui autant de monde pour espérer
avoir le plus grand nombre de suffrages. L’un devrait
donc s’arranger pour barrer la voie à l’autre.
Ce qui complique les choses, c’est que les deux se retrouvent
finalement dans le même camp. Mais on doit, à la
vérité, faire remarquer qu’à la faveur
de la redistribution des rôles au lendemain des législatives,
la bataille pour 2006 a déjà débuté
et qu’il semble que Bruno Amoussou soit décidé,
quoi qu’il en coûte, à marquer ses premiers
points et prendre une longueur d’avance sur son concurrent.
C’est vrai que cette option a été faite
au détriment de la cohésion de la mouvance. Si
le secrétaire général du Parti du Renouveau
Démocratique, en l’occurrence Timothée Zannou,
est résolu à taper du poing sur la table, c’est
parce qu’il n’en pouvait plus de continuer à
subir. Evidemment, écarté des tractations entre
mouvanciers, ignoré lors des positionnements dans le
bureau, le PRD avait été marginalisé. Donc,
la démarche de Bruno Amoussou se justifie pleinement.
Le patron de l’UBF s’est rendu à l’évidence
qu’il était hasardeux voire dangereux de coincer
un partenaire dans une situation aussi désespérante
que celle que vit le PRD depuis qu’il a été
rendu public la nouvelle de son retour à la mouvance.
Bruno Amoussou a compris que même si 2006 imposait vis-à-vis
de cet adversaire une attitude de méfiance, la conjoncture
actuelle n’oblige pas à faire de la ségrégation.
Si le patron de l’UBF a fait le geste par lequel il reconsidère
sa position, c’est que Adrien Houngbédji méritait
d’être consolé.