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Morceau choisi du 20 Mai 2003  
 


Amoussou sauve les meubles.

Une confrère a rapporté, hier, que Bruno Amoussou effectue depuis peu un rapprochement d’opportunité vers Adrien Houngbédji. Si l’information est vraie, il faut alors espérer que ce rapprochement ouvrira une nouvelle ère dans les relations entre les deux hommes qui ont toujours eu, l’un envers l’autre, des attitudes comparables à celles qu’adopte le chat vis-à-vis du chien et vice versa. Effectivement, parlant de Bruno Amoussou et de Adrien Houngbédji, beaucoup pensent que ce sont deux véritables bêtes politiques. Si le choc frontal est inévitable, c’est justement parce que tous deux, ils sont les vrais candidats de 2006. Chacun cherchant à rassembler autour de lui autant de monde pour espérer avoir le plus grand nombre de suffrages. L’un devrait donc s’arranger pour barrer la voie à l’autre. Ce qui complique les choses, c’est que les deux se retrouvent finalement dans le même camp. Mais on doit, à la vérité, faire remarquer qu’à la faveur de la redistribution des rôles au lendemain des législatives, la bataille pour 2006 a déjà débuté et qu’il semble que Bruno Amoussou soit décidé, quoi qu’il en coûte, à marquer ses premiers points et prendre une longueur d’avance sur son concurrent. C’est vrai que cette option a été faite au détriment de la cohésion de la mouvance. Si le secrétaire général du Parti du Renouveau Démocratique, en l’occurrence Timothée Zannou, est résolu à taper du poing sur la table, c’est parce qu’il n’en pouvait plus de continuer à subir. Evidemment, écarté des tractations entre mouvanciers, ignoré lors des positionnements dans le bureau, le PRD avait été marginalisé. Donc, la démarche de Bruno Amoussou se justifie pleinement. Le patron de l’UBF s’est rendu à l’évidence qu’il était hasardeux voire dangereux de coincer un partenaire dans une situation aussi désespérante que celle que vit le PRD depuis qu’il a été rendu public la nouvelle de son retour à la mouvance. Bruno Amoussou a compris que même si 2006 imposait vis-à-vis de cet adversaire une attitude de méfiance, la conjoncture actuelle n’oblige pas à faire de la ségrégation. Si le patron de l’UBF a fait le geste par lequel il reconsidère sa position, c’est que Adrien Houngbédji méritait d’être consolé.

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Le Républicain n° 602 du mardi 20 mai 2003:Hervé JOSSE.
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