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Morceau choisi du 16 avril 2003  
 


PROMOTION DE MODESTE KEREKOU, LEHADY ET GANIOU SOGLO : La relève commence d’abord par la famille

L’héritage politique, dans les familles Kérékou et Soglo, est bien parti avec l’émergence des fils Modeste Kérékou, Léhady et Ganiou Soglo aux dernières échéances électorales.

Le Bénin se rapproche à petits pas de mars 2006, l’échéance électorale de taille, qui consacre la fin du duel Mathieu Kérékou-Nicéphore Soglo, au moins en ce qui concerne le fauteuil présidentiel. L’un et l’autre deviendront anciens chefs d’Etat.

La perspective de 2006, dans les conditions que nous venons d’évoquer, fait circuler moult rumeurs, sur le visage que revêtira la relève politique, en ce qui concerne Mathieu Kérékou et Nicéphore Soglo.

La malhonnêteté politicienne fait croire au peuple béninois, que Mathieu Kérékou a pris soin d’ « envoyer » son fils Modeste à l’Assemblée nationale, afin qu’il le prépare à sa succession en 2006. De même, Nicéphore Soglo est soupçonné de programmer sa démission prochaine de la mairie de Cotonou, dans le dessein de laisser son fauteuil à son fils Léhady, actuellement son adjoint.

C’est la malheureuse intoxication de la grande masse par les hommes politiques, qui abusent de sa naïveté et son incapacité à opérer le discernement et le recul nécessaire, face aux événements politiques. Ce vilain jeu se pratique tant par la mouvance présidentielle que par l’opposition.

L’émergence de Modeste Kérékou, de Léhady et Ganiou Soglo en tant que citoyens béninois n’a rien de particulier, par rapport au succès d’un Lazare Sèhouéto ou d’un Ahmed Akobi, respectivement ministre et député, fût-ce d’hier ou d’aujourd’hui.

Sur les pas des géniteurs

La promotion politique en revanche, du jeune Modeste Kérékou, fils de Mathieu Kérékou, et celle de Léhady et Ganiou Soglo, fils de Nicéphore Soglo, en cette veille de l’apogée présidentielle des deux géniteurs, ne peut laisser indifférents les observateurs attentifs de la vie politique béninoise.

Modeste Kérékou, député élu, dans ce qu’on peut appeler le fief électoral de son présidentiel père, Natitingou. Léhady Soglo, maire adjoint de Cotonou, à qui son supérieur hiérarchique de père délègue généralement ses pouvoirs, élu dans le fief de son père, Cotonou. Ganiou Soglo, élu dans le même fief, comme représentant du peuple à l’Assemblée nationale.

Le succès politique qu’entament les enfants d’anciens chefs d’Etat que sont ces trois jeunes hommes, apparaît comme la meilleure promotion que puissent leur offrir leurs géniteurs.

Commencer la relève politique par la maison, par la famille, par soi, comme pour affirmer : « Relève politique bien ordonnée commence par soi-même »

Dans trois ans, lorsque le président Kérékou se retirera dans ses filaos, un autre Kérékou aura eu le temps de se forger sans doute une certaine popularité politique. De leur côté, les enfants Soglo auront eu leur cote hissée vers le haut, avant la fin de la nouvelle législature dans 4 ans et de la fin du mandat de la mairie dans 5 ans.

Les trois fistons ainsi envoyés à l’apprentissage de la politique, sans que pour l’heure, on puisse présager de comment et avec quel talent.

Quoi qu’il en soit, la leçon est donnée que la relève en toute chose, commence d’abord par la famille.

 

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Les Echos du Jour n° 1636 du mercredi 16 avril 2003:
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