PROMOTION
DE MODESTE KEREKOU, LEHADY ET GANIOU SOGLO : La relève
commence d’abord par la famille
L’héritage
politique, dans les familles Kérékou et Soglo,
est bien parti avec l’émergence des fils Modeste
Kérékou, Léhady et Ganiou Soglo aux dernières
échéances électorales.
Le Bénin se rapproche à petits pas de mars 2006,
l’échéance électorale de taille,
qui consacre la fin du duel Mathieu Kérékou-Nicéphore
Soglo, au moins en ce qui concerne le fauteuil présidentiel.
L’un et l’autre deviendront anciens chefs d’Etat.
La perspective de 2006, dans les conditions que nous venons
d’évoquer, fait circuler moult rumeurs, sur le
visage que revêtira la relève politique, en ce
qui concerne Mathieu Kérékou et Nicéphore
Soglo.
La malhonnêteté politicienne fait croire au peuple
béninois, que Mathieu Kérékou a pris soin
d’ « envoyer » son fils Modeste à l’Assemblée
nationale, afin qu’il le prépare à sa succession
en 2006. De même, Nicéphore Soglo est soupçonné
de programmer sa démission prochaine de la mairie de
Cotonou, dans le dessein de laisser son fauteuil à son
fils Léhady, actuellement son adjoint.
C’est la malheureuse intoxication de la grande masse par
les hommes politiques, qui abusent de sa naïveté
et son incapacité à opérer le discernement
et le recul nécessaire, face aux événements
politiques. Ce vilain jeu se pratique tant par la mouvance présidentielle
que par l’opposition.
L’émergence de Modeste Kérékou, de
Léhady et Ganiou Soglo en tant que citoyens béninois
n’a rien de particulier, par rapport au succès
d’un Lazare Sèhouéto ou d’un Ahmed
Akobi, respectivement ministre et député, fût-ce
d’hier ou d’aujourd’hui.
Sur les pas des géniteurs
La promotion politique en revanche, du jeune Modeste Kérékou,
fils de Mathieu Kérékou, et celle de Léhady
et Ganiou Soglo, fils de Nicéphore Soglo, en cette veille
de l’apogée présidentielle des deux géniteurs,
ne peut laisser indifférents les observateurs attentifs
de la vie politique béninoise.
Modeste Kérékou, député élu,
dans ce qu’on peut appeler le fief électoral de
son présidentiel père, Natitingou. Léhady
Soglo, maire adjoint de Cotonou, à qui son supérieur
hiérarchique de père délègue généralement
ses pouvoirs, élu dans le fief de son père, Cotonou.
Ganiou Soglo, élu dans le même fief, comme représentant
du peuple à l’Assemblée nationale.
Le succès politique qu’entament les enfants d’anciens
chefs d’Etat que sont ces trois jeunes hommes, apparaît
comme la meilleure promotion que puissent leur offrir leurs
géniteurs.
Commencer la relève politique par la maison, par la
famille, par soi, comme pour affirmer : « Relève
politique bien ordonnée commence par soi-même »
Dans trois ans, lorsque le président Kérékou
se retirera dans ses filaos, un autre Kérékou
aura eu le temps de se forger sans doute une certaine popularité
politique. De leur côté, les enfants Soglo auront
eu leur cote hissée vers le haut, avant la fin de la
nouvelle législature dans 4 ans et de la fin du mandat
de la mairie dans 5 ans.
Les trois fistons ainsi envoyés à l’apprentissage
de la politique, sans que pour l’heure, on puisse présager
de comment et avec quel talent.
Quoi qu’il en soit, la leçon est donnée
que la relève en toute chose, commence d’abord
par la famille.