Kanflan
! Et on les oubliera…
L’Assemblée qui ne finit pas d’élire
son bureau. Le remaniement ministériel dont la fièvre
déjà perceptible, s’emparera de toute l’administration.
Les supputations sur les éventuels départs ou
arrivées qui s’installeront dans la presse. De
même que celles sur l’identité des futurs
membres de la Cour constitutionnelle, dont le mandat est déjà
pratiquement à terme . Et s’ensuivra le ballet
des passations de services, des grincements de dents et peut-être
d’autres transhumances… C’est dire que les
prochains jours et semaines, l’actualité, risque
de ne pas être consacrée aux malheureuses victimes
du drame du stade de l’amitié… Et pour l’opinion,
ces morts seront morts une seconde fois, c’est-à-dire
par l’oubli…
Et pourtant, ce drame inédit de par le nombre des victimes,
mérite un long matraquage médiatique, pour que
plus jamais cela ne recommence. Pour que toutes les responsabilités
soient situées à tous les niveaux et les sanctions
prises. Cela certes ne ressuscitera point les morts, mais que
leur sacrifice évite à l’avenir d’autres
morts par « légèreté » comme
ce fut leur cas. Mais il ne faut pas se leurrer ; déjà
aujourd’hui, le macabre incident ne ferait plus la manchette
des journaux. Tout au plus quelques titres à la une ou
à l’intérieur des pages…
Et quand les familles éplorées seraient en train
de se battre contre la douloureuse réalité, peut-
être que quelques lampistes seraient sacrifiés….