En
suspens…Tous les mêmes !
Les
députés de la quatrième législature
se retrouvent pour la troisième fois au Palais des Gouverneurs
de Porto-Novo dans le cadre de la mise sur pied du bureau de
l’institution. Une rencontre très attendue du public
compte tenu du blocage observé depuis un moment. Rosine
Soglo et ses autres collègues députés,
toutes tendances confondues, parviendront-ils enfin à
accorder les violons pour sortir l’institution de la situation
dans laquelle elle se trouve du fait des incompréhensions
des hommes ? C’est la question que chaque Béninois
soucieux du bon fonctionnement des institutions ne cesse de
se poser. Il est vrai que rien, jusqu’à ce jour,
n’augure d’un dénouement rapide de la situation,
tant les uns et les autres restent fortement accrochés
à leur position de départ.
D’un
côté, les « mouvanciers » , largement
majoritaires, prêts à tout arracher au nom de leur
suprématie numérique. « Tout pour nous et
rien pour les autres ». Ainsi se résume leur logique.
En face , ils sont quelques dix-neuf (19) députés,
qui se réclament de l’opposition, et qui croient
qu’ils ont également droit, ne serait-ce qu’à
un poste, (n’importe lequel) au sein du bureau de l’Assemblée
au nom du principe de l’équilibre des forces. Malheureusement
, c’est pratiquement à un dialogue de sourds qu’on
a eu droit jusqu’à présent. Ce qui ne permet
pas de poursuivre l’élection des membres du bureau.
Mais
quand on fait un retour en arrière, on se rend compte
que c’est cette mouvance-là, qui, sous la législature
écoulée, ne cessait de crier à l’injustice,
à l’arbitraire et à toutes sortes de violations
parce que minoritaires qui, aujourd’hui, est décidée
à tout prendre pour elle. Ils sont évidemment
en position de force et ont changé de camp. En peu de
temps, on a l’impression qu’ils ont oublié
les irrégularités qu’ils dénonçaient,
il y a environ quatre mois. Ce qui fait croire alors qu’il
n’étaient pas convaincus de ce qu’ils disaient
sous la précédente législature ou du moins
c’était un jeu politique auquel ils s’adonnaient
sans que le cœur y soit réellement.
Dans
ces conditions, il y a lieu de recentrer le débat pour
ramener les uns et les autres à leur juste valeur. On
pourrait affirmer, sans risque de se tromper, que Pierre n’avait
pas alors quelque chose de particulier par rapport à
Paul en dehors des positions différentes qu’ils
occupaient. C’est comme ça qu’il faut comprendre
le comportement de la nouvelle majorité dont la logique
ne s’inscrit que dans le sens de celle de l’ancienne
majorité, aujourd’hui, minoritaire. Dès
lors, il y a lieu de s’interroger sur le comportement
des uns et des autres, qu’ils soient de la mouvance ou
de l’opposition. Quelle leçon peut-on recevoir
d’eux ? Si leur logique n’est que fonction de leurs
intérêts ?.