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Morceau choisi du 06 Mai 2003  
 


En suspens…Tous les mêmes !

Les députés de la quatrième législature se retrouvent pour la troisième fois au Palais des Gouverneurs de Porto-Novo dans le cadre de la mise sur pied du bureau de l’institution. Une rencontre très attendue du public compte tenu du blocage observé depuis un moment. Rosine Soglo et ses autres collègues députés, toutes tendances confondues, parviendront-ils enfin à accorder les violons pour sortir l’institution de la situation dans laquelle elle se trouve du fait des incompréhensions des hommes ? C’est la question que chaque Béninois soucieux du bon fonctionnement des institutions ne cesse de se poser. Il est vrai que rien, jusqu’à ce jour, n’augure d’un dénouement rapide de la situation, tant les uns et les autres restent fortement accrochés à leur position de départ.

D’un côté, les « mouvanciers » , largement majoritaires, prêts à tout arracher au nom de leur suprématie numérique. « Tout pour nous et rien pour les autres ». Ainsi se résume leur logique. En face , ils sont quelques dix-neuf (19) députés, qui se réclament de l’opposition, et qui croient qu’ils ont également droit, ne serait-ce qu’à un poste, (n’importe lequel) au sein du bureau de l’Assemblée au nom du principe de l’équilibre des forces. Malheureusement , c’est pratiquement à un dialogue de sourds qu’on a eu droit jusqu’à présent. Ce qui ne permet pas de poursuivre l’élection des membres du bureau.

Mais quand on fait un retour en arrière, on se rend compte que c’est cette mouvance-là, qui, sous la législature écoulée, ne cessait de crier à l’injustice, à l’arbitraire et à toutes sortes de violations parce que minoritaires qui, aujourd’hui, est décidée à tout prendre pour elle. Ils sont évidemment en position de force et ont changé de camp. En peu de temps, on a l’impression qu’ils ont oublié les irrégularités qu’ils dénonçaient, il y a environ quatre mois. Ce qui fait croire alors qu’il n’étaient pas convaincus de ce qu’ils disaient sous la précédente législature ou du moins c’était un jeu politique auquel ils s’adonnaient sans que le cœur y soit réellement.

Dans ces conditions, il y a lieu de recentrer le débat pour ramener les uns et les autres à leur juste valeur. On pourrait affirmer, sans risque de se tromper, que Pierre n’avait pas alors quelque chose de particulier par rapport à Paul en dehors des positions différentes qu’ils occupaient. C’est comme ça qu’il faut comprendre le comportement de la nouvelle majorité dont la logique ne s’inscrit que dans le sens de celle de l’ancienne majorité, aujourd’hui, minoritaire. Dès lors, il y a lieu de s’interroger sur le comportement des uns et des autres, qu’ils soient de la mouvance ou de l’opposition. Quelle leçon peut-on recevoir d’eux ? Si leur logique n’est que fonction de leurs intérêts ?.

 

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:Agapit Napoléon.
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