Election
ce jour des membres du bureau de l’Assemblée nationale
: La mouvance doit revoir son schéma.
Après
l’élection du président de la quatrième
législature de l’Assemblée nationale, Antoine
Adji Kolawolé, la machine électorale qui doit
conduire à l’élection des autres membres
du bureau s’est enrhumée. A défaut de consensus,
la doyenne du bureau d’âge, Rosine Soglo, retarde
la procédure. Résultat : le parlement est bloqué
depuis l’installation officielle des nouveaux députés
le 22 avril dernier. Il faut dire que forte de son écrasante
majorité, la mouvance veut prendre tous les postes du
bureau de l’Assemblée. Rosine Soglo ne l’entend
pas de cette oreille. Se référant à l’article
15.2b du règlement intérieur, elle estime que
ce bureau doit refléter la configuration de l’institution
parlementaire. Mme Soglo exige de la mouvance de concéder
à l’opposition ne serait-ce qu’un poste.
Concession que la mouvance refuse de faire. De ce langage de
sourds, résultent les reports à la limite fantaisistes
de l’élection des six autres membres du bureau
de l’Assemblée nationale. Il est à noter
que c’est la mouvance et plus précisément
le gouvernement qui perd dans cette situation. En plus. En plus
du processus de remaniement ministériel qui est bloqué,
il est clair que les dossiers de demande de ratification d’accord
de crédit s’empilent sur la table du gouvernement
. Il y a donc péril en la demeure. Ainsi, la mouvance
doit revoir sa stratégie pour sauver ce qui peut encore
l’être.