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Edition du Lundi 31 mars 2003
   
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EN SUSPENS : Rires et pleurs.

Dans la rangée du positif, on saluera l’organisation avec détermination des élections législatives par la Commission électorale nationale autonome (Céna) sur toute l’étendue de territoire national. Alors qu’on redoutait quelque cafouillage sur le terrain, le constat est satisfaisant : les opérations se sont déroulées dans des conditions meilleures à celles qu’on a connues ces derniers mois. Certes, depuis hier, on parle du faible taux de participation. Mais où est le problème ? Que des populations n’aient pas jugé opportun d’aller voter, c’est leur droit le plus absolu. Nous sommes en démocratie et chacun est libre d’accomplir ou non ce devoir civique. Certes, tout citoyen doit saisir cette occasion de vote pour se déterminer et surtout choisir ses candidats. Mais l’absence de vote est une forme de vote. Et là, on n’a pas à se lamenter. D’ailleurs, cela aurait dû être prévisible avec la succession d’élections ces derniers mois.

En effet, cela fait déjà trois fois entre le 15 décembre et le 30 mars que les populations ont été invitées aux urnes : le 15 décembre pour le 1er tour des municipales, le 19 janvier pour le second tour des mêmes élections et le 30 mars pour les élections législatives. Certes dans certaines localités, il n’y a pas eu de second tour. Mais même deux élections en trois mois, c’est déjà beaucoup pour des populations qui ont quand même d’autres chats à fouetter. Surtout que, de plus en plus, l’électeur s’interroge sur la finalité de son vote. Il sait qu’il contribue à transformer des humains en princes ou rois. Mais que gagne-t-il finalement ? Quelque part, on peut dire que la démocratie béninoise s’essouffle. Car le fort taux d’abstention observé peut bien s’expliquer par une certaine lassitude de l’électeur. Là, il faut que les partis politiques et les associations de la société civile se mobilisent pour éduquer les populations et, peut-être, pour rassurer, car sur le terrain, il y a un certain découragement qui gagne la masse.

Cela dit, on espère que le traitement et la proclamation des résultats se dérouleront dans la même célérité et dans le même calme afin que cette étape démocratique soit dignement évacuée.

Mais on peut se réjouir du bon déroulement des opérations, il reste que beaucoup de compatriotes ont passé une nuit mouvementée, du samedi au dimanche. Et pour cause : L ‘équipe nationale de football qui jouait samedi 29 mars à Khartoum un match important comptant pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2004 (Tunisie 2004) s’est fait étrier par son vis-à-vis soudanais par le score de 3 buts à 0. Du coup, la Zambie qui a battu la Tanzanie à domicile se positionne à la première place du groupe, reléguant le Bénin à la troisième place. Cette défaite a plongé tous les Béninois amateurs du football dans la désolation. Chacun commence par revoir sa position vis-à-vis de l’équipe et surtout de la probable participation du Bénin à la place finale de la Can 2004. Certains vont même déjà vite en besogne en déroulant les chapelets de récriminations contre l’encadrement technique de l’équipe. Il faut éviter de tomber dans ces jugements trop faciles et prendre le temps pour tirer les conclusions qui s’imposent.
Alors trêve d’agitations….

>>haut

Le Matinal n° 1521 du lundi 31 mars 2003:Agapit Napoléon.
 
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