EN
SUSPENS : Rires et pleurs.
Dans
la rangée du positif, on saluera l’organisation avec
détermination des élections législatives
par la Commission électorale nationale autonome (Céna)
sur toute l’étendue de territoire national. Alors
qu’on redoutait quelque cafouillage sur le terrain, le constat
est satisfaisant : les opérations se sont déroulées
dans des conditions meilleures à celles qu’on a connues
ces derniers mois. Certes, depuis hier, on parle du faible taux
de participation. Mais où est le problème ? Que
des populations n’aient pas jugé opportun d’aller
voter, c’est leur droit le plus absolu. Nous sommes en démocratie
et chacun est libre d’accomplir ou non ce devoir civique.
Certes, tout citoyen doit saisir cette occasion de vote pour se
déterminer et surtout choisir ses candidats. Mais l’absence
de vote est une forme de vote. Et là, on n’a pas
à se lamenter. D’ailleurs, cela aurait dû être
prévisible avec la succession d’élections
ces derniers mois.
En effet, cela fait déjà trois fois entre le 15
décembre et le 30 mars que les populations ont été
invitées aux urnes : le 15 décembre pour le 1er
tour des municipales, le 19 janvier pour le second tour des mêmes
élections et le 30 mars pour les élections législatives.
Certes dans certaines localités, il n’y a pas eu
de second tour. Mais même deux élections en trois
mois, c’est déjà beaucoup pour des populations
qui ont quand même d’autres chats à fouetter.
Surtout que, de plus en plus, l’électeur s’interroge
sur la finalité de son vote. Il sait qu’il contribue
à transformer des humains en princes ou rois. Mais que
gagne-t-il finalement ? Quelque part, on peut dire que la démocratie
béninoise s’essouffle. Car le fort taux d’abstention
observé peut bien s’expliquer par une certaine lassitude
de l’électeur. Là, il faut que les partis
politiques et les associations de la société civile
se mobilisent pour éduquer les populations et, peut-être,
pour rassurer, car sur le terrain, il y a un certain découragement
qui gagne la masse.
Cela dit, on espère que le traitement et la proclamation
des résultats se dérouleront dans la même
célérité et dans le même calme afin
que cette étape démocratique soit dignement évacuée.
Mais on peut se réjouir du bon déroulement des opérations,
il reste que beaucoup de compatriotes ont passé une nuit
mouvementée, du samedi au dimanche. Et pour cause : L ‘équipe
nationale de football qui jouait samedi 29 mars à Khartoum
un match important comptant pour les éliminatoires de la
Coupe d’Afrique des Nations 2004 (Tunisie 2004) s’est
fait étrier par son vis-à-vis soudanais par le score
de 3 buts à 0. Du coup, la Zambie qui a battu la Tanzanie
à domicile se positionne à la première place
du groupe, reléguant le Bénin à la troisième
place. Cette défaite a plongé tous les Béninois
amateurs du football dans la désolation. Chacun commence
par revoir sa position vis-à-vis de l’équipe
et surtout de la probable participation du Bénin à
la place finale de la Can 2004. Certains vont même déjà
vite en besogne en déroulant les chapelets de récriminations
contre l’encadrement technique de l’équipe.
Il faut éviter de tomber dans ces jugements trop faciles
et prendre le temps pour tirer les conclusions qui s’imposent.
Alors trêve d’agitations….
>>haut
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