Avant
les résultats des législatives : Déjà
trois candidats au perchoir.
Avant
même que les majorités ne se dessinent à l’Assemblée
nationale, Adrien Houngbédji, Bruno Ange Amoussou et Rosine
Soglo ont déjà annoncé leurs intentions de
briguer le fauteuil de la deuxième personnalité
de l’Etat, du moins dans les actes et en coulisse.
Pour Bruno Amoussou et Adrien Houngbédji, le perchoir constitue
la première étape de lutte pour la conquête
du fauteuil présidentiel en 2006 pendant que Rosine Soglo
place son ambition sous le signe d’un retour de l’ascenseur
du Prd que la Rb avait aidé à conquérir le
perchoir en 1999. Selon des sources dignes de foi, le président
du Psd souhaite briguer le perchoir pour mieux préparer
la présidentielle de 2006. Pour lui, ses fonctions de coordinateur
de l’action gouvernementale le pompent profondément
et ne lui laissent pas le temps de penser à 2006. Le perchoir
devrait sortir Bruno Amoussou de la mêlée et lui
permettre de soigner son image. Mieux, la présidence de
l’Assemblée nationale assure cinq années de
stabilité au ministre d’Etat et le met à l’abri
des sautes d’humeur de Kérékou que personne
ne peut contrôler. Seulement, l’inquiétude
est de savoir si le Chef de l’Etat, grand patron de l’Ubf,
serait d’accord avec ce souhait du ministre d’Etat,
vu le grand service qu’il rend au général
en coordonnant l’action gouvernementale et aussi par rapport
à l’indépendance que ses fonctions lui confèrent.
Des informations non encore confirmées indiquent que le
Prd est prêt à une alliance avec la mouvance pour
grader le perchoir. Adrien Houngbédji sachant qu’il
ne peut plus compter sur la Rb de Rosine Soglo pour conquérir
le perchoir. Or, c’est au nom de ce poste que le leader
Tchoco-tchoco a fait le pari de cumuler le mandat de député
avec celui de maire de Porto-Novo. Adrien Houngbédji n’a
pas encore oublié tout le bien que peut lui faire le fauteuil
de deuxième personnalité de l’Etat dans la
perspective de 2006.
Rosine Soglo, face à ces ambitions présidentielles
peut, à défaut de se faire élire, jouer les
trouble-fête L’évolution des tendances nous
informera sur cela. Une chose est sûre, le perchoir n’a
jamais eu autant de valeur depuis le renouveau démocratique
avec l’avantage dans l’antichambre présidentielle.
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