Accueil | Site du gouvernement |Galerie photo|Nous écrire
CDSI
 
INSTITUTIONS
Cour Constitutionnelle
HAAC
Assemblée Nationale
 
 
 
 
 
 
 
LIENS UTILES
Le Républicain
Le Progrès
Le Point
Fraternité
L'araignée
Le Matinal
Les Echos du jour
 

 
Edition du mercredi 28 Mai 2003
   
Actualités  
 


Remaniement en vue : Complot contre Me Adrien Houngbédji.

Les tractations vont bon train pour ce qui est du remaniement ministériel en vue. Ainsi, après les rencontres successives initiées samedi dernier, par le chef de l’Etat, c’est un complot qui est en préparation pour anéantir définitivement Me Adrien Houngbédji afin de le contraindre à nouveau à s’éloigner du Général Kérékou.

Le leader du Prd n’est pas encore au bout de ses peines pour ce qui est de son adhésion à la grande famille de la mouvance. A chaque étape du processus qui doit le conduire au gouvernement, Me Houngbédji et les siens se retrouvent toujours face à une opposition ouverte. Cette fois-ci, ce sont, à en croire certaines sources, les ministres Pierre Osho et Bruno Amoussou qui ne seraient pas du tout d’accord que le président du Prd soit nommé ministre d’Etat, peu importent les attributions qui vont suivre. Pour eux, il n’en est pas question. Ce serait lui accorder trop de valeur. Le mêmes sources relèvent que l’actuel titulaire du portefeuille de la Défense nationale souhaiterait avoir cette fois-ci la responsabilité de la coordination de l’action gouvernementale. Une attribution que Bruno Amoussou ne voudrait laisser qui que ce soit. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Bruno Amoussou aurait opposé un refus catégorique à la demande du chef de l’Etat l’invitant à briguer la présidence de l’Assemblée nationale. Ce que certains ont qualifié de défi lancé au chef de l’exécutif. Durant toute la période qui précède la mise sur pied du bureau de l’Assemblée nationale, Bruno Amoussou, malgré la volonté de certains mouvanciers de voir le Prd associé désormais aux tractions, a opposé un refus catégorique. Il n’est pas question pour lui de faciliter un quelconque rapprochement entre son adversaire politique et Mathieu Kérékou. Il est resté dans cette logique jusqu'au moment où le chef de l’Etat a décidé de prendre ses responsabilités en invitant le parti de Me Adrien Houngbédji à faire aussi des propositions au même titre que ceux de la mouvance et voilà que commence un autre chemin de croix pour Me Adrien Houngbédji.

Rang de simple ministre

La bataille que mènent actuellement les deux ministres d’Etat est celui de la suprématie. Aucun d’eux ne souhaiterait laisser échapper le volet coordination de l’action gouvernementale. Conscients de ce que le chef de l’Etat peut bien faire de son nouvel allié un ministre d’Etat et compte tenu des rumeurs persistantes à ce sujet, Pierre Osho se serait mis dans le jeu pour empêcher une telle initiative, oubliant du coup que le général Mathieu Kérékou n’est pas quelqu’un qu’on manipule aussi facilement. Dans un premier temps, quand on analyse la facilité avec la-quelle Mathieu Kérékou a accepté à nouveau Me Adrien Houngbédji, on comprend qu’entre les deux hommes, il reste quelque chose que nul ne peut sonder. Le Général n’a certainement pas oublié le coup de pouce de Me Adrien Houngbédji en 1996. Ensuite, en matière de représentativité, il n’y a l’ombre d’aucun doute que le président du Prd avec ses 11 députés draine plus de monde derrière lui que ses deux rivaux. Les dernières élections en ont donné encore la preuve puisque le parti de Me Adrien Houngbédji a recueilli plus de suffrages que les autres, y compris la Rb. Une réalité dont on est obligé de tenir compte et qui n’échappe pas au chef de l’Etat. Ce dernier qui semble d’ailleurs tout suivre de très prés, lui qui sait rendre à César ce qui est à César.

>>haut

Actualité du 28 mai 2003 Matinal n° 1565 :Abdourharame Touré .
 
© 2003 CDSI tout droits réservés