Jusqu’où ira Amoussou
?.
Au
petit matin du vendredi 25 avril 2003, alors que le consensus
paraissait plus loin que jamais dans les rangs des mouvanciers,
le Général sort une carte majeure ; l’AS de
pique. Il propose au coordonnateur de l’Union pour le bénin
du Futur d’aller en personne défendre les couleurs
de la mouvance dans la course au perchoir. Et ce que beaucoup
d’observateurs de la vie politique nationale prévoyaient
se passa .Amoussou rejeta l’offre sans ciller. La mouvance
peut crever. Le perchoir, ce n’est pas ce dont le puissant
coordonnateur de l’UBF a besoin pour les examens de 2006.
le ministère d’Etat, Chargé de la coordination
de l’action gouvernementale, de la prospective et du développement,
ce super ministère aux attributions interminables lui a
donné en quelques années, une emprise que pendant
toute une vie politique, il n’a pas pu avoir sur l’appareil
d’Etat.
Quand en 1999, Bruno Amoussou, contre toute attente, a mordu la
poussière face à Adrien Houngbédji dans la
course au perchoir, quelques analystes que nous avions alors taxé
de sadiques, y avaient trouvé une défaite montée
par … Amoussou lui-même. Une mise en scène
surréaliste qui lui avait permis d’entrer au gouvernement
pour y jouer le rôle de leader que le PRD venait fraîchement
d’abandonner. Doucement, incroyablement, l’histoire
semble leur donner raison. Depuis hier matin on sait que Bruno
Amoussou donnera tout pour conserver son super-ministère
qui lui donne un droit le regard sur tous les autres ministères
et sur tout ce qui s’y trouve. La proposition de Sacca Kina
au perchoir, une proposition fort habilement battue en brèche
par les autres mouvanciers et le Chef de l’Etat lui-même,
devrait, si elle était prise en compte, permettre au renard
de Djakotomey d’avoir la main mise à la fois sur
l’exécutif, le législatif, et sur l’armée
(le chef d’Etat major étant son frère !).
Et le plus grave reste peut-être à venir. L’
Amoussou-cyclone au superlatif.
>>haut
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