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Edition du Lundi 28 Avril 2003
   
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Jusqu’où ira Amoussou ?.

Au petit matin du vendredi 25 avril 2003, alors que le consensus paraissait plus loin que jamais dans les rangs des mouvanciers, le Général sort une carte majeure ; l’AS de pique. Il propose au coordonnateur de l’Union pour le bénin du Futur d’aller en personne défendre les couleurs de la mouvance dans la course au perchoir. Et ce que beaucoup d’observateurs de la vie politique nationale prévoyaient se passa .Amoussou rejeta l’offre sans ciller. La mouvance peut crever. Le perchoir, ce n’est pas ce dont le puissant coordonnateur de l’UBF a besoin pour les examens de 2006. le ministère d’Etat, Chargé de la coordination de l’action gouvernementale, de la prospective et du développement, ce super ministère aux attributions interminables lui a donné en quelques années, une emprise que pendant toute une vie politique, il n’a pas pu avoir sur l’appareil d’Etat.

Quand en 1999, Bruno Amoussou, contre toute attente, a mordu la poussière face à Adrien Houngbédji dans la course au perchoir, quelques analystes que nous avions alors taxé de sadiques, y avaient trouvé une défaite montée par … Amoussou lui-même. Une mise en scène surréaliste qui lui avait permis d’entrer au gouvernement pour y jouer le rôle de leader que le PRD venait fraîchement d’abandonner. Doucement, incroyablement, l’histoire semble leur donner raison. Depuis hier matin on sait que Bruno Amoussou donnera tout pour conserver son super-ministère qui lui donne un droit le regard sur tous les autres ministères et sur tout ce qui s’y trouve. La proposition de Sacca Kina au perchoir, une proposition fort habilement battue en brèche par les autres mouvanciers et le Chef de l’Etat lui-même, devrait, si elle était prise en compte, permettre au renard de Djakotomey d’avoir la main mise à la fois sur l’exécutif, le législatif, et sur l’armée (le chef d’Etat major étant son frère !). Et le plus grave reste peut-être à venir. L’ Amoussou-cyclone au superlatif.

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Le Progrès n°1135 du samedi 26 avril 2003:Tiburce ADAGBE.
 
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