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Edition du Lundi 28 Avril 2003
   
Actualités  
 


Amoussou refuse le perchoir à lui proposé : Que fera le Général.

Il est désormais clair que Bruno Amoussou , Ministre Chargé de la Coordination de l’action gouvernementale de la perspective et au développement a craché sur le perchoir pour rester au gouvernement . Mais en opérant comme il l’a fait , et contre la volonté du Chef de l’Etat, qui l’a sollicité avec insistance pour évacuer le danger qui planait sur la mouvance Bruno Amoussou, de double risque. Celui de désobéir au président Mathieu Kérékou et de faire accroître l’idée qu’il est accroché au gouvernement. L’autre péché de lèse général que Bruno Amoussou commis réside dans une erreur d’appréciation de l’offre du président . Car, en réalité , il pourrait bien s’agir là d’une bouée de sauvetage que lui propose son patron qui sera obligé de « noyer » nombre de ses anciens collaborateurs pour en recevoir d’autres. Dans un gouvernement où la plupart des ministres élus députés guerroient pour occuper le perchoir, le refus par Amoussou de ce cadeau à lui offert par le général sur un plateau d’or, peut vraiment être mal interprété par Mathieu Kérékou.

Adrien Houngbédji lui, aurait béni plat. Mieux dans la nouvelle équipe fortement hypertrophiée appelée à être plus que bicéphale les super portefeuilles seront, fractionnés y compris celui de Bruno Amoussou qui risque de se retrouver avec un petit « machin » à la limite du ridicule comme ce fut le cas avec Adrien Houngbédji en 1998. Aujourd’hui, tout porte donc à croire qu’un tel schéma est déjà sur la table du Président. Et quel rôle pour le PRD de l’ancien président de l’Assemblée qui plus est, n’a pas rempilé pour le perchoir, tombe de fait sous le coup du refus d’ob tempérer, pour s’accrocher à ses intérêts du gouvernement ? le président du PSD risque bien d’y laisser des plumes car, tout calcul fait, Mathieu Kérékou ne lui semble redevable de rien . Bien au contraire, c’est ce dernier qui a vis-à-vis de lui , un lourd passif de gratitude à apurer. En conséquence de » tout ceci, Bruno Amoussou verra son pouvoir réduit comme une peau de chagrin s’il n’est pas simplement sorti au gouvernement où, de plus en plus , on le soupçonne de couver de gros intérêts.

>>haut

Le Progrès n°1135 du samedi 26 avril 2003: Luc Fernand KPELLY.
 
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