CRISE ENTRE LA RB ET LE PRD L’OPPOSITION
VOLE EN ECLATS
Les
deux grosses cylindrées de l’opposition, à
savoir la Renaissance du Bénin (Rb) et le Parti du renouveau
démocratie (Prd), se trouvent en proie à une crise
qui, depuis longtemps déjà, couvait.
Le détonateur de cette situation a été la
dernière déclaration de Me Adrien Houngbédji
à propos de ce qu’il a appelé « un complôt
ourdi contre sa personne par l’ancien président Nicéphore
Soglo »,… puis la réponse de la Rb, par l’intermédiaire
de son secrétaire exécutif national, Candide Azannaï.
Ces
deux partis ont fait la pluie et le beau temps dans l’opposition.
La preuve, à l’Assemblée nationale, ils ont
contracté une alliance qui s’est révélée
en réalité une fiction, compte tenu des intérêts
de chacun de deux partis.
Plusieurs
conséquences découlent de cette situation. Primo,
c’est que Me Adrien Houngbédji n’est plus sûr
de bénéficier du soutien de la Rb pour le perchoir
de la future assemblée. Dans ces conditions, la Rb part
pour gagner le perchoir si elle faisait le même raz-de-marée
qu’en 1999. dans le cas contraire, ce sera l’Union
pour le Bénin du futur (Ubf), si elle arrivait à
obtenir le nombre de voix lui permettant d’avoir la majorité.
Secundo,
c’est que cela devient plus difficile pour Me Adrien Houngbédji
en 2006. le président Soglo n’étant pas partant,
forcément l’un de ses lieutenants ou a priori son
fils Léhady, sera sur la ligne de départ ; ce qui
fait que Adrien Houngbédji aura Rb comme adversaire et
non comme allié.
Cette
situation compromet dangereusement donc ses chances.
Me Adrien Houngbédji ne peut que se tourner vers la mouvance
avec qui, il a déjà des accointances plusieurs fois
décriées par son allié d’hier.
Mais le plus heureux de cette affaire, c’est bien le président
Kérékou qui n’aura plus une opposition digne
du nom à son pouvoir.
ce
faisant , il pourra finir en toute quiétude son quinquennat,
au grand dam d’une opposition sans identité, qui
a déjà volé en éclats.
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