Accueil | Site du gouvernement |Galerie photo|Nous écrire
CDSI
 
INSTITUTIONS
Cour Constitutionnelle
HAAC
Assemblée Nationale
 
 
 
 
 
 
 
LIENS UTILES
Le Républicain
Le Progrès
Le Point
Fraternité
L'araignée
Le Matinal
Les Echos du jour
 

 
Edition du vendredi 28 mars 2003
   
Actualités  
 


CRISE ENTRE LA RB ET LE PRD L’OPPOSITION VOLE EN ECLATS

Les deux grosses cylindrées de l’opposition, à savoir la Renaissance du Bénin (Rb) et le Parti du renouveau démocratie (Prd), se trouvent en proie à une crise qui, depuis longtemps déjà, couvait.

Le détonateur de cette situation a été la dernière déclaration de Me Adrien Houngbédji à propos de ce qu’il a appelé « un complôt ourdi contre sa personne par l’ancien président Nicéphore Soglo »,… puis la réponse de la Rb, par l’intermédiaire de son secrétaire exécutif national, Candide Azannaï.

Ces deux partis ont fait la pluie et le beau temps dans l’opposition. La preuve, à l’Assemblée nationale, ils ont contracté une alliance qui s’est révélée en réalité une fiction, compte tenu des intérêts de chacun de deux partis.

Plusieurs conséquences découlent de cette situation. Primo, c’est que Me Adrien Houngbédji n’est plus sûr de bénéficier du soutien de la Rb pour le perchoir de la future assemblée. Dans ces conditions, la Rb part pour gagner le perchoir si elle faisait le même raz-de-marée qu’en 1999. dans le cas contraire, ce sera l’Union pour le Bénin du futur (Ubf), si elle arrivait à obtenir le nombre de voix lui permettant d’avoir la majorité.

Secundo, c’est que cela devient plus difficile pour Me Adrien Houngbédji en 2006. le président Soglo n’étant pas partant, forcément l’un de ses lieutenants ou a priori son fils Léhady, sera sur la ligne de départ ; ce qui fait que Adrien Houngbédji aura Rb comme adversaire et non comme allié.

Cette situation compromet dangereusement donc ses chances.

Me Adrien Houngbédji ne peut que se tourner vers la mouvance avec qui, il a déjà des accointances plusieurs fois décriées par son allié d’hier.

Mais le plus heureux de cette affaire, c’est bien le président Kérékou qui n’aura plus une opposition digne du nom à son pouvoir.

ce faisant , il pourra finir en toute quiétude son quinquennat, au grand dam d’une opposition sans identité, qui a déjà volé en éclats.

>>haut

Les Echos du Jour n°1626 des vendredi et samedi 29 mars 2003:Edgar GNIMAVO.
 
© 2003 CDSI tout droits réservés