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Edition du mardi 27 Mai 2003
   
Actualités  
 


Consultation séparée des partis politiques de la mouvance : L’UBF fragilisée.

Pour la formation de son gouvernement, le président de la République consulte en aparté chacun des partis membres de sa mouvance et de l’UBF. En procédant ainsi, Kérékou ne retarde-t-il pas la synergie au sein de son ensemble ? Car l’UBF est perçue comme l’expression de l’union et de l’entente autour de sa personne ?.

L’Union pour le Bénin du Futur fera-t-elle long feu ? Annoncée pour servir de cheval de bataille aux partisans du Général pour la conquête du pouvoir en 2006 , il semble qu’une fois les législatives terminées, elle ne véhicule plus la même importance aux yeux même de ses créateurs. Un fait significatif de cette fragilité est le comportement même de son géniteur, le Général Mathieu Kérékou. Conscient des dissensions encore patentes, il a ordonné à tous les partis politiques présents à l’Assemblée de lui envoyer des noms pour la formation de son gouvernement. Autrement dit, le Parti social démocrate (PSD) de Bruno Amoussou, le Fard-Alafia de Jérôme Sacca Kina le Parti National Ensemble de Joseph Gnonlonfoun, des forces qui composent l’UBF, devront différemment préserver leurs intérêts. Leurs intérêts qui ne sont plus ceux de l’UBF dans ce cas.

Si Mathieu Kérékou avait exigé de tous ceux-là un consensus au tour des noms, l’unité de l’UBF se serait renforcée, comme ce fut le cas lors de la désignation des candidats. Mais en prenant en compte les disparités, Mathieu Kérékou vient de rappeler aux membres de l’UBF qu’ils ne sont pas encore unis. Alors, à quand la parfaite entente ? Ce sont les dirigeants de l’UBF qui devraient s’inquiéter de cette situation. Notamment, Bruno Amoussou ne doit pas aimer cette différenciation. Lui dont le rêve secret est de maintenir à la tête de cet ensemble jusqu’en 2006. Alors, il aura contre ces adversaires à la présidentielle une arme redoutable. Il faudra attendre la fin de la formation du gouvernement pour juger de l’avenir de l’UBF. Pour l’instant, elle demeure une union aux contradictions encore très visibles à l’œil nu.

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Le Républicain n° 607 du mardi 27 mai 2003:Doucis AISSI.
 
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