TRACTATIONS
POUR LA FORMATION DU GOUVERNEMENT : Le devoir de souvenir du général
Kérékou.
L’imminence de la formation du prochain gouvernement donne
la voix au chapitre à toutes formes de commentaire. Les
arguments en faveur du maintien de tel ou tel ministre ainsi que
les raisons qui sous-tendent le départ de tel ou tel autre
sont développés et distillés dans l’opinion
publique. Seulement dans ce remue-ménage, le chef de l’Etat
doit savoir raison gardée et ne pas céder au jeu
calculateur des politiciens.
Les
préparatifs pour sortir la nouvelle équipe gouvernementale
vont bon train. Tout le monde s’affaire y compris le chef
de l’Etat, le seul constitutionnellement investi pour agir
dans le cas d’espèce.
Mais tel un stratège, le général Mathieu
Kérékou s’emploie à peaufiner ses stratégies
pour livrer à l’opinion publique nationale et internationale,
la deuxième équipe de son dernier quinquennat. Un
exercice qui, selon des sources bien informées, embarrasse
le général président. Cette situation a d’ailleurs
contraint l’homme à s’entourer de beaucoup
de précautions pour ne rien laisser filtrer de ses intentions.
S’il est vrai que plusieurs précautions valent mieux
qu’une, il n’en demeure pas moins vrai que le président
Kérékou devra redoubler de vigilance pour ne pas
se faire avoir des politiciens d’acabit pervers, plusieurs
raisons fondent cette vigilance que le chef de l’Etat se
doit d’avoir. Primo, tout le monde s’accorde à
reconnaître que le général Mathieu Kérékou
amorce selon la Constitution du 11décembre 1990 son dernier
quinquennat. Du coup, 2006 devient la destination finale. Echéance
au cours de laquelle, le président Mathieu Kérékou
devra rendre compte au peuple. De cette hypothèse découle
une autre raison, celle qui impose au général un
devoir de regard. En effet, la gestion du pouvoir d’Etat
est un exercice délicat de sorte qu’il requière
du doigté et de la vigilance. Toutes ces qualités
ne doivent en aucun cas déserter le forum. Et la veille
d’un remaniement ministériel paraît l’occasion
rêvée pour certains politiciens avertis et calculateurs
de séduire la personne en charge du renouvellement de l’équipe.
Le président Mathieu Kérékou, homme rompu
aux rouages et sérails politiques au Bénin ne devra
pas se lisser aller aux apparences trompeuses que miroitent les
politiciens calculateurs. Les défis toujours présents
du développement, la misère de plus en plus grandissante
de la majorité du peuple et l’avenir quasi-incertain
de la jeunesse béninoise doivent préoccuper le général
et le raisonner à rompre les amarres avec les politiciens
calculateurs qui n’ont pour objectif que de satisfaire leurs
intérêts égoïstes. Le remaniement est
certes imminent. Mais cela ne doit en aucun cas faire perdre au
chef de l’Etat le sens du pacte qu’il a signé
en mars 2001 lorsque le peuple lui accordait sa confiance. Cela
paraît capital et nécessaire d’être rappelé
.
>>haut
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