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Edition du Lundi 26 Mai 2003
   
Actualités  
 


Retour du Prd à la mouvance : Kérékou accepte Me Houngbédji.

Reçu par le président de la République, samedi dernier, comme tous les chefs de partis de la mouvance ayant obtenu au moins un député lors des dernières législatives, le Président du Parti du renouveau démocratique (Prd) peut aujourd’hui se considérer comme accepté au sein de la grande famille présidentielle par le chef de cette famille suite à sa déclaration d’allégeance du 9 avril dernier.

Entrera ou n’entrera pas au gouvernement ? Et qu’en sera-t-il du sort du président du Parti du renouveau démocratique, Me Adrien Houngbédji ? L’intéressé, le 9 avril dernier, lors de sa déclaration de soutien à l’action du président Kérékou durant la nouvelle législature qui commençait n’a pas manqué de répondre à la question en ces termes : « Notre soutien déclaré à l’action du président de la République ne constitue donc pas un fait véritablement nouveau, mais la suite logique d’une série d’actes et de comportements, qui s’étalent sur deux ans et qui ont permis une collaboration implicite et tacite dans l’intérêt supérieur du Bénin.

Cela débouchera-t-il sur l’entrée du Prd au gouvernement ? Je ne suis pas en mesure de vous répondre, car en la matière, c’est le chef de l’Etat qui propose, qui apprécie et qui décide ». Autrement dit, le Prd n’attendait que la réaction du président de la République à la nouvelle orientation du parti. Aujourd’hui, si on n’est pas toujours en mesure d’affirmer si le Prd entrera ou non au gouvernement, on peut néanmoins déduire que le président Kérékou donne acte du retour à la mouvance du Prd à Me Adrien Houngbédji. L’élément d’appréciation sur lequel se fonde cette affirmation est la rencontre, samedi dernier, entre la délégation du Prd (composée de son président Me Houngbédji accompagné d’un membre du Bureau directeur en l’occurrence Isamël Tidjani Serpos) et le chef de l’Etat. Cette rencontre entrait dans le cadre de l’entretien que le président de la République a décidé d’avoir avec les partis représentés au Parlement et soutenant son action. En conviant le Prd au « tête-à-tête, le président Kérékou démontre qu’il reconnaît le Prd comme un parti appartenant à sa mouvance. Il s’agit là d’une reconnaissance pleine de sens. Et pour cause.

D’abord, elle doit mettre fin aux tergiversations constatées au niveau des autres composantes de la majorité présidentielle qui, longtemps, ont traîné les pas à accepter le retour du Prd au sein de la grande famille. A partir du moment où le parti reçoit l’onction présidentielle, il n’appartient plus à quiconque de le rejeter. Désormais, le Prd est une composante de la mouvance comme toutes les autres et nul ne saurait choisir de le reconnaître ou de l’ignorer. Le chef de l’Etat met donc ainsi fin à plus d’un mois de sentiment de méfiance à l’égard du Prd notamment de la part de l’Ubf dont les responsables ont systématiquement écarté le parti des diverses concertations initiées depuis la fin des législatives. Désormais, c’est de droit que le Prd interviendra dans les réunions de la mouvance, et ceci, grâce à l’accord manifesté par le chef de l’Etat à la décision du parti de soutenir ses actions pour la législature qui vient de commencer.

Ensuite, la rencontre chef de l’Etat-délégation du Prd annonce la probabilité d’une entrée du Prd au gouvernement. Il ne s’agit évidemment que d’une probabilité. Mais pour les responsables du parti, c’est déjà un pas qui est fait dans leur démarche de réintégration des institutions de la République, car ce qui est d’ores et déjà sûr, c’est que le chef de l’Etat considère le Prd comme un partenaire. S’il reste que c’est le chef de l’Etat qui décidera de la suite, un pas important vient néanmoins d’être franchi dans ce sens.

Critiqué sévèrement, repoussé, soupçonné, abandonné, marginalisé, le Prd peut désormais voir poindre l’espoir des lendemains plus luisants. Car désormais, il fait partie intégrante de la mouvance. Pour le reste, Me Adrien Houngbédji et les siens doivent attendre ce que décidera le président de la République. Là, c’est une autre affaire.

 

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Actualité du lundi 26 mai 2003:Agapit Napoléon.
 
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