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Edition du vendredi 25 Avril 2003
   
Actualités  
 


Recours en annulation de l’élection de certains députés : La Cour constitutionnelle piétine

Alors qu’a lieu aujourd’hui à l’Assemblée nationale l’élection du bureau de la nouvelle législature, 12 des nouveaux députés ne sont pas encore fixés sur leur sort. La Cour constitutionnelle qui devait statuer sur les recours déposés contre leur élection se fait toujours attendre.

L’institution dirigée par Mme Conceptia Ouinsou, saisie depuis plus de deux semaines déjà par des requêtes aux fins d’annulation de l’élection de certains députés pour causes d’irrégularités graves qui auraient émaillé celle-ci, tarde toujours à donner son verdict. Conséquence : les Béninois qui attendent d’être situés sur les 83 personnes qui méritent de participer aux activités de la nouvelle législature sont toujours dans l’expectative. Pis pour les députés concernés. Alors que la plupart de leurs collègues participent avec le cœur très net aux séances de cette législature qui a démarré mardi dernier par la rentrée officielle et qui aujourd’hui se poursuit avec la désignation des membres du bureau, ces députés en suris-au nombre de 12 au total-sont contraints d’afficher une fausse assurance.

Puisqu’ils savent que contre eux, pèsent des menaces qui risquent de réduire leur mandat de 4 ans à un séjour de quelques jours. Si on sait qu’il n’y a pas plus inconfortable que celui qui ne connaît pas sa position, son sort, on peut comprendre tout le calvaire que cette longue attente observée par la Cour leur impose. La plupart d’entre eux et certaines personnes ressources ont été pourtant interrogées depuis une bonne date. Qu’est-ce qui bloque les 7 sages ? La réponse à cette question n’existe pas. Puisqu’au siège de la Cour constitutionnelle, elle n’est pas disponible. Tout ce qui se dit là-bas, c’est que ces décisions ne sont pas encore rendues et aussi qu’on ne peut dire au juste quand elles le seront. En clair, aussi bien les élus concernés que tout le peuple béninois devront encore « attendre » on ne sait quoi.

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La Nouvelle Tribune n° 320 du vendredi 25 avril 2003:Maurice K. Tossou.
 
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