Election du président de
l’Assemblée nationale : Kérékou divise
la mouvance pour Houngbédji
A
la mouvance, et surtout à l’Ubf, on est de plus en
plus convaincu d’une complicité entre le chef de
l’Etat et Me Adrien Houngbédji en vue de l’élection
de celui-ci au perchoir de l’Assemblée nationale.
Depuis quelques jours, une sorte de consternation s’est
emparée des mouvanciers, notamment ceux de l’Ubf.
Des informations parvenues en leur sein auraient révélé
un accord secret entre le chef de l’Etat et le président
du Prd dans le cadre de la formation du bureau de l’Assemblée
nationale. Et des mouvanciers de l’Ubf de se demander à
quoi avaient servi les mises au point faites par le président
Kérékou à la rencontre qui les a réunis
récemment à l’Infosec.
En effet, les informations sus-indiquées auraient révélé
que le chef de l’Etat serait d’avis que les mouvanciers
non Ubf soutiennent la candidature de Me Adrien Houngbédji
pour l’élection au perchoir. Mais ces mouvanciers
refusent pour le moment de croire à ce que le président
de la République puisse leur demander de rester soudés
et unanimes autour de leurs candidats pour l’élection
des membres du bureau de l’Assemblée nationale, et
aille conclure un autre marché sur leur tête.
Selon certains, le chef de l’Etat aurait ainsi succombé
aux pressions venues de la France en l’occurrence de la
droite. A en croire d’autres, Mathieu Kérékou
serait plutôt préoccupé par le type d’homme
qui va diriger le parlement et qui pourrait lui permettre d’avoir
une mainmise sur l’institution. Mais au sein de la mouvance,
on ne serait pas disposé à cautionner un tel choix
de la part du chef de l’Etat. Cette attitude, que l’on
attribue au président Mathieu Kérékou aurait
failli entraîner une certaine division au sein de l’Ubf
où on aurait même commencer par s’accuser mutuellement
de faire le jeu du camp adverse. Ainsi, jusqu’à hier
tard dans la nuit, aucun consensus n’a pu être dégagé
sur le nom d’un candidat à soutenir par l’Ubf
; d’aucuns estimant qu’une telle situation est du
ressort du chef de l’Etat, qui n’aurait jamais affiché
clairement ses intentions et ses candidats préférés.
Il se dégage de ce qui précède que la mouvance
risque de sortir affaiblie de cette élection ; car bien
que jouissant d’une majorité confortable, on constate
aujourd’hui que cette majorité risque de voler en
éclats si le chef de l’Etat la malmène comme
cela s’observe actuellement.
>>haut
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