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Edition du vendredi 25 Avril 2003
   
Actualités  
 


Election du président de l’Assemblée nationale : Kérékou divise la mouvance pour Houngbédji

A la mouvance, et surtout à l’Ubf, on est de plus en plus convaincu d’une complicité entre le chef de l’Etat et Me Adrien Houngbédji en vue de l’élection de celui-ci au perchoir de l’Assemblée nationale.

Depuis quelques jours, une sorte de consternation s’est emparée des mouvanciers, notamment ceux de l’Ubf. Des informations parvenues en leur sein auraient révélé un accord secret entre le chef de l’Etat et le président du Prd dans le cadre de la formation du bureau de l’Assemblée nationale. Et des mouvanciers de l’Ubf de se demander à quoi avaient servi les mises au point faites par le président Kérékou à la rencontre qui les a réunis récemment à l’Infosec.

En effet, les informations sus-indiquées auraient révélé que le chef de l’Etat serait d’avis que les mouvanciers non Ubf soutiennent la candidature de Me Adrien Houngbédji pour l’élection au perchoir. Mais ces mouvanciers refusent pour le moment de croire à ce que le président de la République puisse leur demander de rester soudés et unanimes autour de leurs candidats pour l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale, et aille conclure un autre marché sur leur tête.

Selon certains, le chef de l’Etat aurait ainsi succombé aux pressions venues de la France en l’occurrence de la droite. A en croire d’autres, Mathieu Kérékou serait plutôt préoccupé par le type d’homme qui va diriger le parlement et qui pourrait lui permettre d’avoir une mainmise sur l’institution. Mais au sein de la mouvance, on ne serait pas disposé à cautionner un tel choix de la part du chef de l’Etat. Cette attitude, que l’on attribue au président Mathieu Kérékou aurait failli entraîner une certaine division au sein de l’Ubf où on aurait même commencer par s’accuser mutuellement de faire le jeu du camp adverse. Ainsi, jusqu’à hier tard dans la nuit, aucun consensus n’a pu être dégagé sur le nom d’un candidat à soutenir par l’Ubf ; d’aucuns estimant qu’une telle situation est du ressort du chef de l’Etat, qui n’aurait jamais affiché clairement ses intentions et ses candidats préférés.

Il se dégage de ce qui précède que la mouvance risque de sortir affaiblie de cette élection ; car bien que jouissant d’une majorité confortable, on constate aujourd’hui que cette majorité risque de voler en éclats si le chef de l’Etat la malmène comme cela s’observe actuellement.

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La Nouvelle Tribune n° 320 du vendredi 25 avril 2003:Janvier Zocli.
 
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