CENA 2003/GESTION FINANCIERE : Premiers
indices de détournement.
A
la différence de la Céna 2002 dont les membres n’étaient
pas soudés, ceux de la Céna 2003 s’entendent
parfaitement. Tant et si bien qu’ils ont commencé
discrètement par s’en mettre plein les poches. En
témoignent les nombreuses commandes douteuses passées
par le coordonnateur au budget avec l’aval de ses collègues.
Dans
l’exécution du budget de toute Céna, le chapitre
qui est propice au vol et au détournement est celui relatif
aux commandes, à la passation des marchés, aux locations…
La Céna 2003 n’a pas pu éviter le piège.
Ayant succédé à une Céna qui venait
juste de finir sa mission, la Céna 2003 n’avait en
toute logique pas grand-chose à commander. Comme chacun
veut ‘’manger’’, alors il faut ‘’créer’’
des commandes. Et c’est ce que la Céna en place est
en train de faire. Grossièrement. Tenez ! En dépit
des nombreux micro-ordinateurs achetés par la Céna
2002 et qui sont disponibles, la Céna 2003 procède
encore à des achats de micro-ordinateurs. Pour le prix,
de grâce, ne riez pas : c’est 2.000.000 Fcfa l’unité.
Ne cherchez pas à savoir combien le fournisseur a pris
et combien ‘’ils se sont partagé’’.
Dans le même sillage, la Céna 2003 a commandé
des bureaux alors que la Céna d’Agbétou en
avait suffisamment fait. Faites un tour dans le magasin de la
Céna, et vous comprendrez que le mot gâchis a vraiment
un sens. Les documents servant de guide aux électeurs y
sont entassés. Agbétou en avait tellement commandés
que beaucoup n’ont pas été utilisés.
N’empêche que la Céna 2003 ait procédé
à la commande d’un autre lot qui lui est propre.
Sans oublier qu’après dix ans d’expérience
démocratique, le document intitulé ‘’Le
guide de l’électeur’’ n’a plus
de sens. D’autant qu’il est conçu en français
et que la majorité des électeurs ne sont pas alphabétisés
dans cette langue. Il faut bien manger !
Guidée par le souci constant de passer le maximum de commandes
pour bien s’enrichir, la Céna 2003 a même édité
un journal. Décidément… Pour vous montrer
jusqu’à quel point les "cénateurs"
en place sont aussi dangereux et gourmands que ceux qui viennent
de partir, figurez-vous que le siège d’une CED loué
à 150.000 Fcfa, a été déclaré
350.000 Fcfa le mois. Une baraque tenant lieu de siège
pour une cel a été louée à 50.000
Fcfa le mois mais la Céna a officiellement déclaré
100.000 Fcfa. Comme on le voit, les prix passent du simple au
double. Bon appétit messieurs….
>>haut
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