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Edition du jeudi 24 Avril 2003
   
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Présidence de la quatrième législature de l’Assemblée nationale : Un grand complot en préparation contre l’UBF.

Malgré sa supériorité numérique, l’Union pour le Bénin du Futur (UBF) risque d’essuyer demain au cours de l’élection du bureau de l’Assemblée nationale un échec retentissant. En effet, elle aura à affronter une coalition montée de toutes pièces avec des partis tels que le MADEP, la RB, le PRD, Force Clé et l’Alliance Etoile.

C’est demain que les députés élisent le bureau qui présidera aux destinées de la quatrième législature de l’Assemblée nationale. Bien malin qui dira avec exactitude la composition de ce bureau encore moins le président qui sera élu. Toutes les attentions sont focalisées sur l’Union pour le Bénin du Futur (UBF) sortie grand vainqueur des législatives du 30 mars dernier. Malheureusement, ce regroupement de partis de la mouvance n’offre aucune garantie pour sortir la tête haute de la rude bataille dont le Palais des Gouverneurs de Porto-Novo sera le théâtre demain. A voir l’allure où vont les choses, on a tendance à croire que les députés élus de ce groupe sont piqués par le virus de la division. La plupart manifestent le désir ardent de briguer la présidence de l’institution parlementaire. A preuve, sur les neuf candidats de la mouvance dénombrés par certaines sources, cinq font partie de l’UBF. Il s’agit de Jérôme Sacca Kina, Sylvain Adékpédjou Akindès, Kamarou Fassassi, Rachidi Gbadamassi et Bruno Amoussou. En dehors de Bruno Amoussou qui est peut-être réservé par rapport au perchoir, tous les autres déclarés rivalisent d’ardeur et d’arguments pour occuper le fauteuil tant convoité du président de l’Assemblée nationale.

Selon certaines sources, les responsables de l’UBF ont fait parvenir 3 des 5 dossiers de candidatures au chef de l’Etat. Il s’agit de celles de Sylvain Adékpédjou Akindès Adékpédjou, Kamarou Fassasi et Sacca Kina. S’il y a des chances que RAchidi Gbadamassi et Bruno Amoussou peuvent se retirer de la course, ce n’est pas le cas de Akindès Adékpadjou et Sacca Kina. Le premier bénéficie du soutien du coordonnateur de l’UBF, Bruno Amoussou et du groupe des jeunes députés transitaires. Ces derniers avancent deux raisons pour rejeter la candidature de Sacca Kina. Premièrement, ils estiment que sa santé est défaillante. Deuxièmement, il est dit que donner la présidence de l’Assemblée à Sacca Kina ne favorise pas l’équilibre national du moment où Mathieu Kérékou est lui aussi originaire du septentrion.

Des surprises en vue

Dans les projetions faites à propos de la configuration du bureau de la quatrième législature de l’Assemblée nationale, on a tendance à oublier des partis comme la Renaissance du Bénin (RB) sortie grande perdante des législatives, Force Clé de Lazare Sèhouéto et l’Alliance Etoile. Ces listes ont respectivement 15, 5 et 3 députés.

En ce qui concerne la Renaissance du Bénin, actuellement la seule formation politique de l’opposition, elle ne peut rien espérer dans le prochain bureau. Pour ce qui concerne de Force Clé du ministre Sèhouéto, elle a été mise en quarantaine à cause du zèle dont elle a commencé par faire montre après sa percée lors des législatives .

Il n’est pas exclu que ces trois partis, bien qu’ils ne soient du même bord, peuvent, de façon circonstancielle, s’entendre pour contrer l’UBF. Mais , pour ce faire, ils ont nécessairement besoin du coup de main des formations politiques comme le MADEP et pourquoi pas le PRD. L’essentiel est que chacun trouve dans ce jeu son intérêt.

De source digne de foi, la chose a été pensée et ces différents partis auraient même déjà accordé leurs violons. C’est l’occasion pour Adrien Houngbédji du PRD et Idji Kolawolé du MADEP d’accorder à leur tour leurs violons puisque chacun d’eux vise le perchoir. Leur éventuelle entente sera, à coup sûr, à la base de l’explosion de l’UBF.

L’avance terrible de Idji Kolawolé

Idji Kolawolé est candidat et défend crânement ses chances. Demain, Idji Kolawolé sera certainement élu au perchoir.

En effet, le MADEP a l’avantage de rallier toutes les autres formations politiques de la mouvance en dehors de l’UBF et de ses 31 députés. Encore que là, une bonne douzaine de députés UBF sont déjà acquis à la cause de Idji Kolawolé. La division au sein de l’UBF a donc hypothéqué les chances d’un éventuel candidat de cette liste de la mouvance. Aussi les dernières rencontres entre Amoussou et Fagbohoun ont peut-être aidé à conforter Idji Kolawolé dans sa position de favori.

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Le Républicain n° 586 du jeudi 24 avril 2003: ARMEL FERAEZ.
 
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