Présidence de la quatrième
législature de l’Assemblée nationale : Un
grand complot en préparation contre l’UBF.
Malgré
sa supériorité numérique, l’Union pour
le Bénin du Futur (UBF) risque d’essuyer demain au
cours de l’élection du bureau de l’Assemblée
nationale un échec retentissant. En effet, elle aura à
affronter une coalition montée de toutes pièces
avec des partis tels que le MADEP, la RB, le PRD, Force Clé
et l’Alliance Etoile.
C’est
demain que les députés élisent le bureau
qui présidera aux destinées de la quatrième
législature de l’Assemblée nationale. Bien
malin qui dira avec exactitude la composition de ce bureau encore
moins le président qui sera élu. Toutes les attentions
sont focalisées sur l’Union pour le Bénin
du Futur (UBF) sortie grand vainqueur des législatives
du 30 mars dernier. Malheureusement, ce regroupement de partis
de la mouvance n’offre aucune garantie pour sortir la tête
haute de la rude bataille dont le Palais des Gouverneurs de Porto-Novo
sera le théâtre demain. A voir l’allure où
vont les choses, on a tendance à croire que les députés
élus de ce groupe sont piqués par le virus de la
division. La plupart manifestent le désir ardent de briguer
la présidence de l’institution parlementaire. A preuve,
sur les neuf candidats de la mouvance dénombrés
par certaines sources, cinq font partie de l’UBF. Il s’agit
de Jérôme Sacca Kina, Sylvain Adékpédjou
Akindès, Kamarou Fassassi, Rachidi Gbadamassi et Bruno
Amoussou. En dehors de Bruno Amoussou qui est peut-être
réservé par rapport au perchoir, tous les autres
déclarés rivalisent d’ardeur et d’arguments
pour occuper le fauteuil tant convoité du président
de l’Assemblée nationale.
Selon certaines sources, les responsables de l’UBF ont fait
parvenir 3 des 5 dossiers de candidatures au chef de l’Etat.
Il s’agit de celles de Sylvain Adékpédjou
Akindès Adékpédjou, Kamarou Fassasi et Sacca
Kina. S’il y a des chances que RAchidi Gbadamassi et Bruno
Amoussou peuvent se retirer de la course, ce n’est pas le
cas de Akindès Adékpadjou et Sacca Kina. Le premier
bénéficie du soutien du coordonnateur de l’UBF,
Bruno Amoussou et du groupe des jeunes députés transitaires.
Ces derniers avancent deux raisons pour rejeter la candidature
de Sacca Kina. Premièrement, ils estiment que sa santé
est défaillante. Deuxièmement, il est dit que donner
la présidence de l’Assemblée à Sacca
Kina ne favorise pas l’équilibre national du moment
où Mathieu Kérékou est lui aussi originaire
du septentrion.
Des
surprises en vue
Dans
les projetions faites à propos de la configuration du bureau
de la quatrième législature de l’Assemblée
nationale, on a tendance à oublier des partis comme la
Renaissance du Bénin (RB) sortie grande perdante des législatives,
Force Clé de Lazare Sèhouéto et l’Alliance
Etoile. Ces listes ont respectivement 15, 5 et 3 députés.
En ce qui concerne la Renaissance du Bénin, actuellement
la seule formation politique de l’opposition, elle ne peut
rien espérer dans le prochain bureau. Pour ce qui concerne
de Force Clé du ministre Sèhouéto, elle a
été mise en quarantaine à cause du zèle
dont elle a commencé par faire montre après sa percée
lors des législatives .
Il n’est pas exclu que ces trois partis, bien qu’ils
ne soient du même bord, peuvent, de façon circonstancielle,
s’entendre pour contrer l’UBF. Mais , pour ce faire,
ils ont nécessairement besoin du coup de main des formations
politiques comme le MADEP et pourquoi pas le PRD. L’essentiel
est que chacun trouve dans ce jeu son intérêt.
De source digne de foi, la chose a été pensée
et ces différents partis auraient même déjà
accordé leurs violons. C’est l’occasion pour
Adrien Houngbédji du PRD et Idji Kolawolé du MADEP
d’accorder à leur tour leurs violons puisque chacun
d’eux vise le perchoir. Leur éventuelle entente sera,
à coup sûr, à la base de l’explosion
de l’UBF.
L’avance
terrible de Idji Kolawolé
Idji
Kolawolé est candidat et défend crânement
ses chances. Demain, Idji Kolawolé sera certainement élu
au perchoir.
En effet, le MADEP a l’avantage de rallier toutes les autres
formations politiques de la mouvance en dehors de l’UBF
et de ses 31 députés. Encore que là, une
bonne douzaine de députés UBF sont déjà
acquis à la cause de Idji Kolawolé. La division
au sein de l’UBF a donc hypothéqué les chances
d’un éventuel candidat de cette liste de la mouvance.
Aussi les dernières rencontres entre Amoussou et Fagbohoun
ont peut-être aidé à conforter Idji Kolawolé
dans sa position de favori.
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