Collaboration
Céna 2003-Partis politiques:
La Rb, le Prd et l’Uds optent pour la chaise vide
La rencontre
avec les partis politiques engagé dans la course pour le
Palais des Gouverneurs, initiée par la Céna a effectivement
eu lieu le lundi 17 janvier 2003 à la salle de conférence
de la direction générale des douanes et droits indirects.
Une fois encore, l’opposition a pratiqué la politique
de la chaise vide.
Trois absences de taille à
la première rencontre entre la Commission électorale
nationale autonome (Céna) et les partis politiques : la
Rb de Rosine Vieyra Soglo, le Prd de Me Adrien Houngbédji
et l’Uds de Sacca Lafia. Ces trois partis, tous de l’opposition,
n’ont pas répondu à l’appel de l’équipe
de Soulé Ibrahima Adam. Pourtant, il y avait au moins quarante
représentants de partis ou alliances de partis à
cette rencontre de prise de contact qui a permis aux participants
de déblayer le terrain afin que tout se passe dans la transparence
pour ce qui est du scrutin du 30 mars prochain.
Trois absences de taille laissent
croire qu’il ne s’agit pas d’une coïncidence,
mais plutôt d’une action concertée de l’opposition.
Dès cet instant, on est tenté de se demander ce
que veulent réellement ces trois partis, figures de proue
de l’opposition. Il n’y a pas longtemps, dans le cadre
des élections locales, ils étaient montés
sur leurs grands chevaux pour dénoncer à juste titre
la marginalisation dont l’opposition est l’objet.
A plusieurs reprises, ils sont allés à la Céna
crier leur ras-le-bol, également à juste titre.
Les incidents qui ont émaillé le processus électoral
ont fini par leur donner raison. Voilà que tirant leçon
des imperfections de la Céna 2002, celle du président
Ibrahim Adam Soulé entend corriger le tir.
A cet effet, une rencontre avec
les partis politiques, principaux acteurs du processus a été
initiée afin d’arrêter les règles du
jeu. On ne pourrait que louer l’initiative, surtout que
cette fois, même les représentants de l’opposition
à la Céna ont apprécié l’esprit
de convivialité que tente de faire régner l’équipe
de la Céna. C’est un atout à exploiter pour
le bon déroulement des opérations électorales.
Refuser de s’asseoir à la table de dialogue dans
ces conditions laisse croire que la recherche de la paix sociale
n’a aucune signification pour ces partis dits de l’opposition.
Opposition à qui et à quoi ? Au bon déroulement
des élections ? A la paix sociale ? Ou à la Céna
? Etre opposant, c’est aussi une attitude, des comportements.
Aussi faut- il que ces partis comprennent qu’à aucun
moment, la politique de la chaise vide en matière électorale
n’a jamais été payante dans un processus démocratique.
Ce faisant, ils ont choisi à nouveau de subir comme ce
fut le cas lors des élections locales. C’est en tout
cas un choix…
>>haut
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