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Edition du mercredi 19 février 2003
   
Actualités  
 

Collaboration Céna 2003-Partis politiques: La Rb, le Prd et l’Uds optent pour la chaise vide

La rencontre avec les partis politiques engagé dans la course pour le Palais des Gouverneurs, initiée par la Céna a effectivement eu lieu le lundi 17 janvier 2003 à la salle de conférence de la direction générale des douanes et droits indirects. Une fois encore, l’opposition a pratiqué la politique de la chaise vide.

Trois absences de taille à la première rencontre entre la Commission électorale nationale autonome (Céna) et les partis politiques : la Rb de Rosine Vieyra Soglo, le Prd de Me Adrien Houngbédji et l’Uds de Sacca Lafia. Ces trois partis, tous de l’opposition, n’ont pas répondu à l’appel de l’équipe de Soulé Ibrahima Adam. Pourtant, il y avait au moins quarante représentants de partis ou alliances de partis à cette rencontre de prise de contact qui a permis aux participants de déblayer le terrain afin que tout se passe dans la transparence pour ce qui est du scrutin du 30 mars prochain.

Trois absences de taille laissent croire qu’il ne s’agit pas d’une coïncidence, mais plutôt d’une action concertée de l’opposition. Dès cet instant, on est tenté de se demander ce que veulent réellement ces trois partis, figures de proue de l’opposition. Il n’y a pas longtemps, dans le cadre des élections locales, ils étaient montés sur leurs grands chevaux pour dénoncer à juste titre la marginalisation dont l’opposition est l’objet. A plusieurs reprises, ils sont allés à la Céna crier leur ras-le-bol, également à juste titre. Les incidents qui ont émaillé le processus électoral ont fini par leur donner raison. Voilà que tirant leçon des imperfections de la Céna 2002, celle du président Ibrahim Adam Soulé entend corriger le tir.

A cet effet, une rencontre avec les partis politiques, principaux acteurs du processus a été initiée afin d’arrêter les règles du jeu. On ne pourrait que louer l’initiative, surtout que cette fois, même les représentants de l’opposition à la Céna ont apprécié l’esprit de convivialité que tente de faire régner l’équipe de la Céna. C’est un atout à exploiter pour le bon déroulement des opérations électorales. Refuser de s’asseoir à la table de dialogue dans ces conditions laisse croire que la recherche de la paix sociale n’a aucune signification pour ces partis dits de l’opposition. Opposition à qui et à quoi ? Au bon déroulement des élections ? A la paix sociale ? Ou à la Céna ? Etre opposant, c’est aussi une attitude, des comportements. Aussi faut- il que ces partis comprennent qu’à aucun moment, la politique de la chaise vide en matière électorale n’a jamais été payante dans un processus démocratique. Ce faisant, ils ont choisi à nouveau de subir comme ce fut le cas lors des élections locales. C’est en tout cas un choix…

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Le Matinal n° 1487 du mercredi 19 février 2003: Grégoire Amangbégnon.
 
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