Flou au sujet de la date d’installation
des nouveaux députés : La Cour relance le Débat
La
date d’installation officielle des députés
de la quatrième législature continue de diviser
la classe politique. Alors que cette installation était
prévue pour le 25 avril 2003,la dernière correspondance
de la Cour constitutionnelle au Président de l’Assemblée
vient relancer le débat...
La
doyenne d’âge des députés de la quatrième
législature va –t-elle enfin fléchir face
à cette dernière correspondance de la Cour constitutionnelle
qui rappelle que la troisième législature prend
fin le samedi 19 avril 2003 ? Rien pour le moment ne permet de
l’affirmer. Seulement, il s’agit d’une correspondance
qui constate un fait. Le reste relève de la volonté
de la doyenne d’âge. Or, il se fait que celle-ci a
prévu la séance d’installation pour le 25
avril 2003, ce qui n’est pas de l’avis de nombre de
ses collègues qui trouvent qu’il faut éviter
toute situation de vide juridique en installant la législature
aussitôt après la fin de la précédente.
Pour ceux qui soutiennent cette dernière proposition, rien
n’empêche les députés de se réunir
le dimanche surtout que c’est une cérémonie
de quelques minutes qui ne saurait empêcher les gens de
fêter Pâques.
Rosine
a toujours le dernier mot
Au
fait, la lettre de la Cour ne devrait susciter aucune polémique.
Ce n’est qu’un rappel qui en vaut certainement la
peine. Aussi, même si elle n’existe pas, théoriquement,
tous les députés de la troisième législature
savent déjà que leur mandat prend fin samedi 19
avril 2003. par conséquent, les nouveaux se considèrent
comme députés à compter du 20. il y en a
même qui, depuis la proclamation des résultats par
la Cour, se comportent déjà comme des élus.
La cérémonie d’installation ne vient donc
que confirmer la chose. Il est vrai que rien n’oblige la
doyenne d’âge à se précipiter pour cela.
Le reste est une question de bon sens. Une législature
prend fin aujourd’hui, il faut que la nouvelle soit installée
le lendemain pour montrer qu’au bénin, les institutions
sont installées conformément aux textes. C’est
vendre l’image de notre jeune démocratie et c’est
peut-être dans cette logique qu’il faut inscrire les
correspondances du secrétaire général administratif
Jean Stanislas Sant’Anna qui ne sont que des propositions.
Le Sga de l’Assemblée nationale est dans son rôle.
Quitte à la doyenne d’âge d’accepter
ou de rejeter cette date. Mais pour mettre un terme à la
polémique, l’idéal aurait été
d’installer la législature aussitôt après
cette qui s’achève.
>>haut
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