Revirement de Me Adrien Houngbédji
: Vers la modification de la Constitution ?
De
sources dignes de foi, le Bénin tend vers la modification
de la Constitution du 11 décembre 1990. ceci pour permettre
au général Mathieu Kérékou, non pas
de remplier, mais d’être élu président
de la République et de céder sa place à son
premier ministre de ce moment qui ne serait autre que Me Adrien
Houngbédji....
En somme, il s’agit en réalité d’un
changement du régime présidentiel pratiqué
actuellement en un régime semi-présidentiel. C’est
donc la raison fondamentale du revirement spectaculaire de Me
Adrien Houngbédji vers la mouvance. Il est un secret de
Polichinelle que l’homme a toujours été obtenu
par la France, notamment Jacques Chirac et le président
Gabonais Omar Bongo. Mathématiquement la chose est possible
car la mouvance se retrouve aujourd’hui au parlement avec
au moins 65 députés. Or, selon l’article 155
de la Constitution du 11 décembre 1990. « La révision
n’est acquise qu’après avoir été
approuvée par référendum, sauf si le projet
ou la proposition en cause été approuvé à
la majorité des quatre cinquièmes des membres composant
l’Assemblée Nationale ».
Et
l’article 154 stipule que « l’initiative de
la révision de la Constitution appartient concurremment
au président de la République après décision
prise en Conseil des ministres et aux membres de l’Assemblée
Nationale. Pour être pris en considération, le projet
ou la proposition de révision doit être voté
à la majorité des trois quarts des membres composant
l’Assemblée nationale ». Mais il faut dire
que ce cas de figure aboutira difficilement car certaines composantes
de la mouvance présidentielle ne veulent pas du tout entendre
parler de cette modification de la Constitution. Encore moins
d’un éventuel soutien à Me Adrien Houngbédji
afin qu’il gravisse les marches du Palais de la Marina un
jour. La guerre de tranchées ne fait que commencer.
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