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Edition du mardi 18 février 2003
   
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GREVE AU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE:Ousmane Batoko critiqué

Les travailleurs du ministère de la Fonction Publique observent, depuis hier, une grève de 72 heures..

Incroyable, mais vrai. Depuis hier lundi 00 heure, les collaborateurs du ministre Batoko réunis au sein du Syndicat des travailleurs du ministère de la Fonction publique, du travail et de la réforme administrative (Syntra-Mfptra) observent un arrêt de travail de 72 heures, Prévu pour prendre fin mercredi à minuit, cette grève vise à dénoncer la mauvaise politique de leur ministre de tutelle et à contraindre le gouvernement à satisfaire ses revendications.

La grève qui a cours, depuis quelques semaines, dans l’enseignement public vient de chapeauter un autre mouvement syndical : celui de la fonction publique à savoir le Syntra-Mfptra) qui est souvent resté en marge des mouvements d’arrêt de travail. Cette grève de 72 heures fait suite à l’Assemblée générale (Ag) dudit syndicat tenue, le 10 février dernier et au cours de laquelle, les Agents permanents de l’Etat (Ape) du Mfptra ont fustigé le déséquilibre social qu’entretient le gouvernement par la mauvaise gestion et la mauvaise répartition des richesses du pays.

Mieux, ils ont exprimé leur ras-le-bol face à l’obstination de leur ministre de tutelle Ousmane Batoko, à prendre en compte leur volonté à travers leur plate-forme revendicative, et ont par la même occasion condamné sa volonté manifeste à ne pas améliorer les conditions de vie et de travail du personnel du Mfptra chargé de la parution des actes administratifs. Ils ont, par ailleurs, dénoncé la volonté du ministre Batoko à ne pas mettre en œuvre une politique du maintien en poste des agents compétents et expérimentés au Mfptra.

Au-delà de tous ces points non moins importants pour le Syntra-Mfptra, la clé de voûte de cet arrêt de travail de 72 heures consiste donc en une plate-forme revendicative qui se résume en sept points essentiels. Il s’agit entre autres, de « la parution sans délai de l’arrêté portant attribution de la prime de sédentarisation-l’application effective de l’arrêté portant création de la caisse de solidarité-la construction et la réfection des toilettes-l’institution de la prime de rendement à l’instar de ce qui fait au ministère des Finances et de l’Economie, au ministère de la Justice et au ministère de l’Intérieur.

La création d’une école de formation en gestion des carrières des agents de l’Etat et du contentieux administratif-et enfin la participation effective du syndicat à la prise des décisions engageant la vie du Mfptra ». Devant ces préoccupations des travailleurs du Mfptra réparties en deux volets, tout porte à croire que ce fut la démission et le probable départ du ministre Ousmane Batoko de la tête de ce département ministériel qui a délié les langues.

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L’Aurore n° 944 du mardi 18 février 2003:Prince AKIM.
 
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