GREVE
AU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE:Ousmane Batoko critiqué
Les
travailleurs du ministère de la Fonction Publique observent,
depuis hier, une grève de 72 heures..
Incroyable, mais vrai. Depuis hier lundi 00 heure, les collaborateurs
du ministre Batoko réunis au sein du Syndicat des travailleurs
du ministère de la Fonction publique, du travail et de
la réforme administrative (Syntra-Mfptra) observent un
arrêt de travail de 72 heures, Prévu pour prendre
fin mercredi à minuit, cette grève vise à
dénoncer la mauvaise politique de leur ministre de tutelle
et à contraindre le gouvernement à satisfaire ses
revendications.
La grève qui a cours, depuis quelques semaines, dans l’enseignement
public vient de chapeauter un autre mouvement syndical : celui
de la fonction publique à savoir le Syntra-Mfptra) qui
est souvent resté en marge des mouvements d’arrêt
de travail. Cette grève de 72 heures fait suite à
l’Assemblée générale (Ag) dudit syndicat
tenue, le 10 février dernier et au cours de laquelle, les
Agents permanents de l’Etat (Ape) du Mfptra ont fustigé
le déséquilibre social qu’entretient le gouvernement
par la mauvaise gestion et la mauvaise répartition des
richesses du pays.
Mieux, ils ont exprimé leur ras-le-bol face à l’obstination
de leur ministre de tutelle Ousmane Batoko, à prendre en
compte leur volonté à travers leur plate-forme revendicative,
et ont par la même occasion condamné sa volonté
manifeste à ne pas améliorer les conditions de vie
et de travail du personnel du Mfptra chargé de la parution
des actes administratifs. Ils ont, par ailleurs, dénoncé
la volonté du ministre Batoko à ne pas mettre en
œuvre une politique du maintien en poste des agents compétents
et expérimentés au Mfptra.
Au-delà de tous ces points non moins importants pour le
Syntra-Mfptra, la clé de voûte de cet arrêt
de travail de 72 heures consiste donc en une plate-forme revendicative
qui se résume en sept points essentiels. Il s’agit
entre autres, de « la parution sans délai de l’arrêté
portant attribution de la prime de sédentarisation-l’application
effective de l’arrêté portant création
de la caisse de solidarité-la construction et la réfection
des toilettes-l’institution de la prime de rendement à
l’instar de ce qui fait au ministère des Finances
et de l’Economie, au ministère de la Justice et au
ministère de l’Intérieur.
La création d’une école de formation en
gestion des carrières des agents de l’Etat et du
contentieux administratif-et enfin la participation effective
du syndicat à la prise des décisions engageant la
vie du Mfptra ». Devant ces préoccupations des travailleurs
du Mfptra réparties en deux volets, tout porte à
croire que ce fut la démission et le probable départ
du ministre Ousmane Batoko de la tête de ce département
ministériel qui a délié les langues.
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