3ème législature :
Une performance en-deçà des attentes
La troisième législature qui vient de s’achever
n’a pas pu combler les attentes. Les avis sont concordants,
vu l’ambiance et l’esprit dans lesquels les travaux
se sont déroulés à l’Assemblée
nationale. Les élus du peuple auraient pu mieux faire en
ce qui concerne les prérogatives de l’institution
: Le vote des lois et le contrôle de l’action gouvernementale.
Les
députés de la 3ème législature ont
pu accomplir dans une certaine mesure, les tâches qui leur
sont dévolues même si dans l’ensemble, les
résultats ne sont pas satisfaits. De manière générale,
on se rend compte que l’Assemblée nationale, en dépit
des insuffisances, a pu examiner et adopter certains projets de
loi. Entre autres on peut citer, la loi sur le droit de grève,
la charte des partis politique (la loi qualifiée par certains
dans le temps d’anti-transhumance) et le statut de la magistrature.
Le code des personnes et de la famille qui a été
examiné et adopté, attend toujours d’être
promulgué par le chef de l’Etat. Quant au statut
de l’opposition sur lequel se sont penchés également
les députés, la procédure n’est pas
allée à son terme.
Un point sommaire à ce niveau permet de constater que bien
que le parlement ait consenti des efforts, il pouvait aller au-delà
en adoptant d’autres projets de loi du gouvernement et des
propositions de loi des députés.
L’Assemblée nationale n’a pas non plus convaincu
en ce qui concerne sa seconde prérogative, le contrôle
de l’action gouvernementale. Il est vrai qu’il y a
eu beaucoup d’interpellations. Des questions orales et écrites
ont été adressées au gouvernement . Mais
la plupart sont restées sans suite ou les réponses
données aux-dites questions sont jugées non satisfaisantes
par certains députés, notamment ceux de l’opposition.
De nombreuses commissions d’enquête qui ont été
initiées sur certains dossiers, excepté celui des
logements sociaux, sont restées également sans suite
logique. L’exemple patent est la commission spéciale
et temporaire mise sur pied conformément à la loi
pour vérifier la gestion du premier questeur de l’Assemblée
nationale et qui n’a pas non plus abouti. En effet, les
députés de la mouvance avaient critiqué ladite
gestion et exigée des vérifications. Mais le dossier
a été malheureusement mis en veilleuse.
Gérer
autrement
Au total le tableau n’est pas très reluisant. La
raison de cette performance peu honorable est liée à
certains comportements de députés au cours de cette
législature : les absences, les retards souvent injustifiés
aux sessions parlementaires, leur méthode de travail peu
rationnelle ainsi que l’ambiance et l’esprit dans
lesquels se déroulent les travaux.
En réalité, les querelles et les calculs politiciens
et partisans sur fond d’intérêts n’ont
pas souvent permis aux travaux d’avancer. La désignation
des membres des différentes Céna, le vote des lois
électorales et la bataille autour des budgets de l’Etat
et du Parlement, constituent des preuves tangibles. Et pourtant,
les élus du peuple pouvaient gérer autrement les
ressources mises à la disposition du Parlement, même
si celles-ci sont estimées insuffisantes. On a comme l’impression
qu’il y a une contre-performance de la Représentation
nationale après la première législature.
C’est contre cette triste image que doivent lutter les nouveaux
élus. L’opinion publique aura le temps de les apprécier
et de les juger. Après leur installation , l’élection
du bureau de l’Assemblée nationale et des autres
instances constitue déjà un premier test.
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