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Edition du jeudi 17 Avril 2003
   
Actualités  
 


3ème législature : Une performance en-deçà des attentes

La troisième législature qui vient de s’achever n’a pas pu combler les attentes. Les avis sont concordants, vu l’ambiance et l’esprit dans lesquels les travaux se sont déroulés à l’Assemblée nationale. Les élus du peuple auraient pu mieux faire en ce qui concerne les prérogatives de l’institution : Le vote des lois et le contrôle de l’action gouvernementale.

Les députés de la 3ème législature ont pu accomplir dans une certaine mesure, les tâches qui leur sont dévolues même si dans l’ensemble, les résultats ne sont pas satisfaits. De manière générale, on se rend compte que l’Assemblée nationale, en dépit des insuffisances, a pu examiner et adopter certains projets de loi. Entre autres on peut citer, la loi sur le droit de grève, la charte des partis politique (la loi qualifiée par certains dans le temps d’anti-transhumance) et le statut de la magistrature. Le code des personnes et de la famille qui a été examiné et adopté, attend toujours d’être promulgué par le chef de l’Etat. Quant au statut de l’opposition sur lequel se sont penchés également les députés, la procédure n’est pas allée à son terme.

Un point sommaire à ce niveau permet de constater que bien que le parlement ait consenti des efforts, il pouvait aller au-delà en adoptant d’autres projets de loi du gouvernement et des propositions de loi des députés.

L’Assemblée nationale n’a pas non plus convaincu en ce qui concerne sa seconde prérogative, le contrôle de l’action gouvernementale. Il est vrai qu’il y a eu beaucoup d’interpellations. Des questions orales et écrites ont été adressées au gouvernement . Mais la plupart sont restées sans suite ou les réponses données aux-dites questions sont jugées non satisfaisantes par certains députés, notamment ceux de l’opposition.

De nombreuses commissions d’enquête qui ont été initiées sur certains dossiers, excepté celui des logements sociaux, sont restées également sans suite logique. L’exemple patent est la commission spéciale et temporaire mise sur pied conformément à la loi pour vérifier la gestion du premier questeur de l’Assemblée nationale et qui n’a pas non plus abouti. En effet, les députés de la mouvance avaient critiqué ladite gestion et exigée des vérifications. Mais le dossier a été malheureusement mis en veilleuse.

Gérer autrement

Au total le tableau n’est pas très reluisant. La raison de cette performance peu honorable est liée à certains comportements de députés au cours de cette législature : les absences, les retards souvent injustifiés aux sessions parlementaires, leur méthode de travail peu rationnelle ainsi que l’ambiance et l’esprit dans lesquels se déroulent les travaux.

En réalité, les querelles et les calculs politiciens et partisans sur fond d’intérêts n’ont pas souvent permis aux travaux d’avancer. La désignation des membres des différentes Céna, le vote des lois électorales et la bataille autour des budgets de l’Etat et du Parlement, constituent des preuves tangibles. Et pourtant, les élus du peuple pouvaient gérer autrement les ressources mises à la disposition du Parlement, même si celles-ci sont estimées insuffisantes. On a comme l’impression qu’il y a une contre-performance de la Représentation nationale après la première législature. C’est contre cette triste image que doivent lutter les nouveaux élus. L’opinion publique aura le temps de les apprécier et de les juger. Après leur installation , l’élection du bureau de l’Assemblée nationale et des autres instances constitue déjà un premier test.

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Le Matin n°2250 du jeudi 17 avril 2003:Euloge R. GANDAHO.
 
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