Kamarou veut les 4 sièges
de sa circonscription.
Les
militants du Prd-Nouvelle Génération, en alliance
avec le Prs de M. Robert Cakpo, unis au sein de l’Ubf, avec
à leur tête l’influent candidat Kamarou Fassassi,
étaient en campagne, vendredi dernier, à travers
les 15e et 16e circonscriptions électorales, à Cotonou.
Pendant environ quatre heures d’horloge, ceux-ci ont pu
séduire sur tout le parcours, toute la population qui s’est
éveillée, enfin, à une autre réalité
électorale.
C’est
par une caravane de motos et de plus de cent véhicules
décorés à l’effigie du candidat Kamarou
Fassassi soutenu par le symbole identitaire de l’Union pour
le Bénin du Futur (Ubf) que les militants et militantes,
ont choisi de lancer les hostilités électorales
dans les 15e et 16e circonscriptions. Partie de l’Abattoir
(Tokplégbé), cette caravane richement habillée
de part et d’autre aux couleurs de l’Ubf (le grand
ensemble), a annoncé à coups de sifflets, de chants
de combat et autres démonstrations frisant parfois la distraction,
le début réel de la campagne électorale pour
les législatives 2003.
Deux grandes étapes ont marqué cette manifestation
: la traversée de toute la circonscription, et la fin de
la caravane matérialisée par un entretien entre
le candidat Fassassi et la presse.
Traversée
électorale
La
première étape de la stratégie adoptée
par le candidat Ubf est la traversée de toutes les localités
composant la 15e circonscription électorale. Par une caravane
démontrant d’ores et déjà les grands
moyens mobilisés pour les élections législatives,
les milliers de militantes et militants habillés en T-shirts
et coiffés de foulards, ont approché les populations
dans un mouvement de sensibilisation, comme pour dire : «
ça y est ; nous sommes-là pour solliciter vos suffrages
en faveur des candidats Ubf qui savent vous écouter et
vous aider… ».
De Tokplégbé à Gbèdjromèdé-Vossa,
en passant par tous les autres quartiers d’Akpakpa (Ayélawadjè,
Sègbèya, Minontchou, Jak, Wlacodji…), les
manifestants ont pu franchir les limites de la 15e circonscription
où M. Kamarou Fassassi est candidat, pour déborder
sur la 16e. Sur le parcours et par endroits, Kamarou Fassassi
descendait de son véhicule, allait saluer et entretenir
les nombreux habitants alignés devant leurs maisons ; ils
manifestaient leur joie par des gestes de victoire, exprimant
ainsi leur soutien au candidat qu’ils porteront au triomphe
le 30 mars prochain.
Kamarou
et les journalistes
Cette
rencontre avec la presse a été voulue particulièrement
par M. Fassassi, afin qu’il puisse dire ses impressions
après cette grande et foudroyante caravane. « Mes
impressions sont très bonnes, surtout que j’ai vu
des militants et les autres populations très enthousiastes
», confia-t-il aux journalistes.
Il s’est dit par ailleurs très confiant quant à
l’issue de ces législatives : « Nous avons
essayé de boucher tous les trous des municipales. Et il
n’y a pas que moi, il y a le Prs avec qui nous travaillons
déjà dans de meilleures conditions ». Il espère
pour ce faire, les quatre sièges de la 15e circonscription
électorale, s’il n’y a pas de fraude. Mais
à ce niveau, il défie tous les fraudeurs qui «
auront du mal à exercer pour cette fois-ci leur art »
; il met en garde contre ceux qui n’ont jamais le courage
de dévoiler leur liste, mais qui se cachent derrière
un logo. Il rassure en soutenant que « les élections
présentes seront transparentes ». Tout y est mis
en œuvre .
(
Félix Sophily SOSSOU )
Fassassi
et Cakpo, toujours ensemble
Au cours de l’entretien avec la presse, M. Robert Cakpo
partageait le même siège avec M. Fassassi. Une chimère
? Une farce ? « Non »,soutient M. Cakpo : «
le doyen Fassassi a souhaité que je sois à ses côtés
» pour le triomphe de l’Ubf. Pour lui, « l’arbitrage
a été bien ficelé ». Juste le temps
des élections ? Toujours « Non », répond-il.
« Nous sommes ensemble très unis, et ce sera pour
longtemps ». Car, démontre-t-il, l’intérêt
commun et le plus tangible est le général Mathieu
Kérékou. Et c’est cela qui constitue aussi
le principe de base qui unit les militants du Prs. C’est
pourquoi, ceux qui soutiennent que M. Cakpo a trahi sa base sont
dans l’erreur, assure-t-il.
Si M. Cakpo a parlé « d’arbitrage »,
c’est qu’il reconnaît subrepticement d’antécédents
malheureux entre Fassassi et lui. Souhaitons qu’il n’y
ait point résurgence.
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