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Edition du Vendredi 16 mai 2003
   
Actualités  
 


Interview du Président de l’Assemblée nationale:M.Idji donne une vision de son mandat.

Après la prise de service de son bureau à la tête du parlement, M. Antoine Idji Kolawolé invite ses pairs à l’unité, au travail et demande aux populations de maintenir une pression capable de conduire à de meilleurs résultats.

Après quelques péripéties vous voilà désormais installé pour 4 ans de mandat, quelles sont vos profondes impressions ?

Oui c’est vrai, je suis installé pour 4 années de mandat où je compte faire marcher l’Assemblée nationale non pas dans des petites querelles inutiles, mais à faire en sorte que ce pays avance, que ce pays soit un endroit où il fait bon vivre et que cela soit un pas qui puisse aider notre sous-région et l’ensemble de l’Afrique à aller de l’avant, c’est-à-dire à vaincre la pauvreté, à triompher de la misère et de la maladie et à être un continent à la hauteur des autres continents dans un 3ème millénaire en plein mouvement.

Monsieur le président à vous entendre parler à l’hémicycle, vous semblez avoir un souci de l’unité, de la réconciliation, d’un travail en commun. Alors qu’est-ce que cela vous inspire ?

Non, notre pays est un petit pays. Mais un pays merveilleux. Il faut que nous préservions cela en travaillant ensemble… Il n’y a pas de groupes totalement homogènes. Nulle part cela n’existe. Il faut donc que malgré nos différences, nous continuions de travailler ensemble en sachant que malgré nos différences, nous sommes un parlement et un seul pour le même pays. C’est cela l’essentiel pour moi.

Monsieur le président vous avez certainement un message pour la population à qui vous voulez redonner confiance ?

Oui je voudrais que la population soit exigeante à l’égard des députés. Qu’elle exige que nous ne nous consacrions pas seulement aux petits problèmes que nous pouvons avoir au niveau sommaire. Et que nous pensions aux préoccupations véritables et à leurs problèmes véritables.

Monsieur le président avant ce poste, vous aviez été diplomate et aviez représenté le pays dans les relations internationales, quelle est votre vision du parlement béninois par rapport à l’extérieur ?

Je pense que je n’ai pas seulement été diplomate. Je le suis toujours. J’ai passé plus de 30 ans dans ce métier. Je pense qu’après 30 ans on reste accroché à un certain nombre de valeurs. Ces valeurs, en ce qui me concerne aujourd’hui c’est la convivialité, la tolérance, le respect des uns et des autres , c’est le rassemblement, c’est l’union. Je voudrais aussi que le Bénin soit à l’avant-garde des pays d’Afrique qui construisent la démocratie et l’Etat de droit, c’est cela mon rêve et je pense qu’il rencontre l’ambition de ce peuple.

Votre message de ralliement pour la classe politique béninoise ?

Il faut que la classe politique béninoise sache que si elle s’engouffre dans un spectacle qu’elle est seule à voir et apprécier, elle n’ira pas loin. Il faut qu’elle sache que notre peuple la regarde. Il faut qu’elle sache que l’Afrique la regarde, le monde la regarde et qu’elle soit au-dessus des petites querelles, pour se hisser au niveau de ce 3ème millénaire car, elle peut jouer le rôle de locomotive pour cette grande Afrique.

>>haut

L’Essentiel n° 078 du vendredi 16 mai 2003:Guy Constant Ehoumi.
 
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