Interview
du Président de l’Assemblée nationale:M.Idji
donne une vision de son mandat.
Après
la prise de service de son bureau à la tête du parlement,
M. Antoine Idji Kolawolé invite ses pairs à l’unité,
au travail et demande aux populations de maintenir une pression
capable de conduire à de meilleurs résultats.
Après
quelques péripéties vous voilà désormais
installé pour 4 ans de mandat, quelles sont vos profondes
impressions ?
Oui c’est vrai, je suis installé
pour 4 années de mandat où je compte faire marcher
l’Assemblée nationale non pas dans des petites querelles
inutiles, mais à faire en sorte que ce pays avance, que
ce pays soit un endroit où il fait bon vivre et que cela
soit un pas qui puisse aider notre sous-région et l’ensemble
de l’Afrique à aller de l’avant, c’est-à-dire
à vaincre la pauvreté, à triompher de la
misère et de la maladie et à être un continent
à la hauteur des autres continents dans un 3ème
millénaire en plein mouvement.
Monsieur
le président à vous entendre parler à l’hémicycle,
vous semblez avoir un souci de l’unité, de la réconciliation,
d’un travail en commun. Alors qu’est-ce que cela vous
inspire ?
Non, notre pays est un petit pays. Mais un pays
merveilleux. Il faut que nous préservions cela en travaillant
ensemble… Il n’y a pas de groupes totalement homogènes.
Nulle part cela n’existe. Il faut donc que malgré
nos différences, nous continuions de travailler ensemble
en sachant que malgré nos différences, nous sommes
un parlement et un seul pour le même pays. C’est cela
l’essentiel pour moi.
Monsieur
le président vous avez certainement un message pour la
population à qui vous voulez redonner confiance ?
Oui je voudrais que la population soit exigeante
à l’égard des députés. Qu’elle
exige que nous ne nous consacrions pas seulement aux petits problèmes
que nous pouvons avoir au niveau sommaire. Et que nous pensions
aux préoccupations véritables et à leurs
problèmes véritables.
Monsieur
le président avant ce poste, vous aviez été
diplomate et aviez représenté le pays dans les relations
internationales, quelle est votre vision du parlement béninois
par rapport à l’extérieur ?
Je
pense que je n’ai pas seulement été diplomate.
Je le suis toujours. J’ai passé plus de 30 ans dans
ce métier. Je pense qu’après 30 ans on reste
accroché à un certain nombre de valeurs. Ces valeurs,
en ce qui me concerne aujourd’hui c’est la convivialité,
la tolérance, le respect des uns et des autres , c’est
le rassemblement, c’est l’union. Je voudrais aussi
que le Bénin soit à l’avant-garde des pays
d’Afrique qui
construisent la démocratie et l’Etat de droit, c’est
cela mon rêve et je pense qu’il rencontre l’ambition
de ce peuple.
Votre
message de ralliement pour la classe politique béninoise
?
Il faut que la classe politique béninoise
sache que si elle s’engouffre dans un spectacle qu’elle
est seule à voir et apprécier, elle n’ira
pas loin. Il faut qu’elle sache que notre peuple la regarde.
Il faut qu’elle sache que l’Afrique la regarde, le
monde la regarde et qu’elle soit au-dessus des petites querelles,
pour se hisser au niveau de ce 3ème millénaire car,
elle peut jouer le rôle de locomotive pour cette grande
Afrique.
>>haut