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Edition du Jeudi 15 mai 2003
   
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Vote à l’Assemblée nationale:Le Prd traîne ses ennuis.

Le Parti du renouveau démocratique (Prd) de Maître Adrien Houngbédji, depuis son ralliement à la mouvance présidentielle, subit une antipathie de la part des mouvanciers. L’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale est aujourd’hui le reflet de cette « désobligeance » politique.

Décidément, le Prd n’est pas encore au bout de ses peines. Ironie du sort, malheureusement il n’a pu briguer ni gagner de poste dans le bureau devant diriger la quatrième législature, alors qu’il se réclame de la mouvance présidentielle. C’est connu de tous que lorsqu’on parle d’alliance, cela signifie qu’il existe un contrat de partenariat et de collaboration. Malheureusement, le Prd de Maître Adrien Houngbédji ne se retrouve plus dans ce schéma malgré les multiples tentatives de prouver sa présence effective au sein de la mouvance. Le message est désormais clair, l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale en est la preuve. La mouvance maintient sa cohésion originelle de l’Ubf et ne veut toujours pas d’intrus en son sein. Le Prd continue alors d’être marginalisé quand bien même il dit ne pas être associé aux prises de décisions. La requête des 49 députés de la mouvance adressée à la doyenne d’âge lui recommandant de convoquer une séance pour le lundi dernier en est un autre exemple palpable où parmi les signataires de ladite requête, il n’y avait aucun député du Prd.

La question que l’on se pose est de savoir si aujourd’hui ces mouvanciers se réfèrent au passé, avant d’agir, quand on se rappelle que, c’est ce même Parti qui, en 1996, avait donné un souffle favorable au résultat du général Mathieu Kérékou, candidat à l’élection présidentielle. Il est vrai que Me Adrien Houngbédji n’est pas resté fidèle au général mais est-ce une raison pour le tourner presqu’en dérision ? Encore que l’homme est revenu à de meilleurs sentiments. « Une faute reconnue est à moitié pardonnée ». Certes le Prd dans sa démarche tantôt quitte la mouvance et rejoint l’opposition puis l’opposition pour la mouvance. Ainsi, il affiche une situation instable qui n’inspire plus confiance. Ce qui lui coûte aujourd’hui cette méfiance. Face à cette situation, quel sort lui réservent les mouvanciers ? aurait-il de poste ministériel ou continuera-t-il d’être marginalisé ? retournera-t-il à l’opposition ? Ou peut-être que tout simplement, l’objectif visé par le Prd est que Me Adrien Houngbédji soit le dauphin du président Mathieu Kérékou pour 2006. De toutes les façons, le Prd n’a pas fini de faire parler de lui .

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Le Matin n° 2567 du jeudi 15 mai 2003-05-15:Herman HOUNGBO.
 
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