Mise
en place du bureau de l’Assemblée nationale :La Cour
lance un ultimatum à Rosine Soglo.
La
doyenne d’âge des députés de la quatrième
législature a fini par convoquer ses collègues pour
ce mercredi 14 mai 2003. Une convocation qui fait suite à
l’ultimatum que lui a adressé la Cour constitutionnelle
et qui la contraint à installer le bureau ce jour au plus
tard à minuit.
Les
autres membres du bureau de l’Assemblée nationale
seront connus ce jour et entreront en fonction au plus tard à
minuit, et ceci, que Rosine Soglo le veuille ou non. Ainsi en
ont décidé les sages de la Cour constitutionnelle
lundi dernier. Une décision qui met réellement un
terme à la crise qui n’a que trop duré. A
vrai dire, il faut avouer que tout le monde presque a fini par
être fatigué de cette crise. La doyenne d’âge
a trop tiré sur la ficelle et là voilà au
bout du rouleau au point zéro. Elle qui, au début,
avait pourtant gagné la sympathie de nombre de Béninois.
Sa détermination à ne pas mettre sur pied le bureau
tant qu’on ne lui concèdera pas un poste, quoique
politiquement légitime, a fini par donner l’impression
qu’en réalité, derrière ce que beaucoup
ont appelé un chantage, il y a plus : la volonté
délibérée de bloquer les institutions de
la République étant entendu que nous sommes à
une période charnière de notre processus démocratique.
Rosine Soglo aurait tout au moins accepté la décision
DCC-03-077 au lieu de chercher à l’interpréter
à sa manière car, en Afrique quand on érige
son fétiche, ce n’est pas pour aller contre sa volonté.
La Constitution est plus que claire à ce sujet en son article
124 : « … Les décisions de la Cour constitutionnelle
ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent
aux pouvoirs publics et à toutes les autorités civiles,
militaires et juridictionnelles ». On ne peut pas dire que
la doyenne d’âge ignore cette donne.
Deux
portes de sortie
Face
à la situation actuelle, la décision de la Cour
ne donne que deux possibilités à la doyenne d’âge.
La première, c’est qu’elle se comporte exactement
comme un prisonnier à qui on indique la direction à
suivre. Elle convoque ses collègues pour ce jour, précipite
les travaux et installe le nouveau bureau. Ainsi, prend fin son
histoire de doyenne d’âge. La deuxième possibilité
pour elle est de rester dans sa logique de blocage. Ainsi, après
Justine Chodaton et Cuthert Tessy, tous deux Rb, Bruno Amoussou
prendra la direction des opérations pour conduire à
terme les opérations électorales et installer le
bureau. Tout porte à croire que Rosine Soglo a choisi la
première solution, la moins suicidaire pour elle et pour
son parti.
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