Echec
de la séance du 12 mai à la l’hémicycle:La
mouvance enfin soulagée .
Les députés
de la mouvance ont erré hier pendant 10 heures, sans pouvoir
mettre en œuvre leur stratégie pour l’élection
des membres restants du bureau de l’Assemblée nationale.
N’eût été la décision Dcc 03-078
de la Cour constitutionnelle tombée tard la nuit, les mouvanciers
se seraient rendus à l’évidence des limites
de leur initiative.
Malgré
le refus de la doyenne d’âge de convoquer l’Assemblée
nationale (An) pour le lundi 12 mai 2003 sur demande de 49 députés,
ces derniers étaient présents néanmoins à
Porto-Novo, certainement pour mettre en œuvre une stratégie
pouvant permettre de sortir de cette crise qui risque de bloquer
le fonctionnement des institutions. La journée du lundi
a été très longue pour les uns et les autres.
Tantôt les mouvanciers rentrent dans l’hémicycle
pour la plénière, tantôt, ils ressortent en
vue de continuer les concertations. Chacun est sur ses gardes.
Aucun mot à la presse, c’est plutôt des signes
de main pour clamer son innocence.
Un point de presse est annoncée à la salle de réunion
du groupe parlementaire Prd. Le député Timothée
Zannou entouré de quatre de ses collègues, annonce
: « La mouvance ne nous associe pas aux différentes
rencontres », avant de déclarer : « le Prd
estime que le président élu peu convoquer une plénière.
La doyenne aussi n’a pas convoqué la plénière
alors que nous l’avons saisi au même titre que les
autres mouvanciers ». A la question de savoir la base juridique
qui autorise le nouveau président élu à convoquer
une plénière dans ce cas de figure, le député
Zannou avoue : « l’élection du président
est l’acte politique, il a été posé
; quant à la passation de service, elle oriente vers l’acte
administratif ». Selon lui, tout acte que le président
Idji Kolawolé posera est légal. Juste après
ce point de presse, les députés Prd se retirent.
Dehors, les tractations continuaient, personne ne sait ce qui
va se passer. A l’intérieur de l’hémicycle,
le député Modeste Kérékou fait des
tours pour avoir quelques conseils auprès des ministres
Tawéma et Kamarou. Les honorables Bernard Davo, Valentin
Houdé, Lazare Sèhouéto, Bruno Amoussou, Théophile
Nata… échangent quelques phrases. L’hémicycle
se déserte à nouveau.
Une information parvient à la presse, il y a eu passation
de service entre les présidents Adrien Houngbédji
et Idji Kolawolé. Tout le monde s’étonne que
cet acte soit posé sans les journalistes. On attend toujours.
Interrogé sur la suite des événements, Bruno
Amoussou répond : «Patientez, le président
Kolawolé fera une déclaration tout à l’heure
». Les mouvanciers se retrouvent à nouveau à
la salle de conférence de l’annexe du ministère
chargé des relations avec les institutions. Du dehors,
des échos d’applaudissements nous parvinrent. Après
21 heures, le président Kolawolé convoque un point
de presse. Il confirme : « effectivement, j’ai pris
service ce jour à l’Assemblée nationale. Le
président Adrien Houngbédji et moi-même avons
signé le procès verbal de passation de service ».
Il annonce ensuite : « ce soir, je viens de recevoir la
décision de la Cour Constitutionnelle qui statue que le
bureau de l’An devra être installé au plus
tard le mercredi 14 mai 2003, à minuit ». Avec cette
décision Dcc 03-078 de la haute Juridiction, la doyenne
du bureau d’âge vient de trouver la réponse
à son interrogation : « …j’espère
bien qu’on va pouvoir me dire ce que j’ai à
faire ». Mme Rosine Soglo avouait qu’elle est un bon
légaliste. On attend la lecture qu’elle fera de cette
nouvelle décision.
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