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Edition du Mercredi 14 mai 2003
   
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Echec de la séance du 12 mai à la l’hémicycle:La mouvance enfin soulagée .

Les députés de la mouvance ont erré hier pendant 10 heures, sans pouvoir mettre en œuvre leur stratégie pour l’élection des membres restants du bureau de l’Assemblée nationale. N’eût été la décision Dcc 03-078 de la Cour constitutionnelle tombée tard la nuit, les mouvanciers se seraient rendus à l’évidence des limites de leur initiative.

Malgré le refus de la doyenne d’âge de convoquer l’Assemblée nationale (An) pour le lundi 12 mai 2003 sur demande de 49 députés, ces derniers étaient présents néanmoins à Porto-Novo, certainement pour mettre en œuvre une stratégie pouvant permettre de sortir de cette crise qui risque de bloquer le fonctionnement des institutions. La journée du lundi a été très longue pour les uns et les autres. Tantôt les mouvanciers rentrent dans l’hémicycle pour la plénière, tantôt, ils ressortent en vue de continuer les concertations. Chacun est sur ses gardes. Aucun mot à la presse, c’est plutôt des signes de main pour clamer son innocence.

Un point de presse est annoncée à la salle de réunion du groupe parlementaire Prd. Le député Timothée Zannou entouré de quatre de ses collègues, annonce : « La mouvance ne nous associe pas aux différentes rencontres », avant de déclarer : « le Prd estime que le président élu peu convoquer une plénière. La doyenne aussi n’a pas convoqué la plénière alors que nous l’avons saisi au même titre que les autres mouvanciers ». A la question de savoir la base juridique qui autorise le nouveau président élu à convoquer une plénière dans ce cas de figure, le député Zannou avoue : « l’élection du président est l’acte politique, il a été posé ; quant à la passation de service, elle oriente vers l’acte administratif ». Selon lui, tout acte que le président Idji Kolawolé posera est légal. Juste après ce point de presse, les députés Prd se retirent. Dehors, les tractations continuaient, personne ne sait ce qui va se passer. A l’intérieur de l’hémicycle, le député Modeste Kérékou fait des tours pour avoir quelques conseils auprès des ministres Tawéma et Kamarou. Les honorables Bernard Davo, Valentin Houdé, Lazare Sèhouéto, Bruno Amoussou, Théophile Nata… échangent quelques phrases. L’hémicycle se déserte à nouveau.

Une information parvient à la presse, il y a eu passation de service entre les présidents Adrien Houngbédji et Idji Kolawolé. Tout le monde s’étonne que cet acte soit posé sans les journalistes. On attend toujours. Interrogé sur la suite des événements, Bruno Amoussou répond : «Patientez, le président Kolawolé fera une déclaration tout à l’heure ». Les mouvanciers se retrouvent à nouveau à la salle de conférence de l’annexe du ministère chargé des relations avec les institutions. Du dehors, des échos d’applaudissements nous parvinrent. Après 21 heures, le président Kolawolé convoque un point de presse. Il confirme : « effectivement, j’ai pris service ce jour à l’Assemblée nationale. Le président Adrien Houngbédji et moi-même avons signé le procès verbal de passation de service ». Il annonce ensuite : « ce soir, je viens de recevoir la décision de la Cour Constitutionnelle qui statue que le bureau de l’An devra être installé au plus tard le mercredi 14 mai 2003, à minuit ». Avec cette décision Dcc 03-078 de la haute Juridiction, la doyenne du bureau d’âge vient de trouver la réponse à son interrogation : « …j’espère bien qu’on va pouvoir me dire ce que j’ai à faire ». Mme Rosine Soglo avouait qu’elle est un bon légaliste. On attend la lecture qu’elle fera de cette nouvelle décision.

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Le Matin n° 2566 du mercredi 14 mai 2003:Richard YONLONFOUN.
 
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