Entrée de la société
civile au gouvernement : Tension entre Kérékou et
la mouvance .
Le
torchon brûle actuellement entre le président de
la République, Mathieu Kérékou et les partis
politiques de la mouvance présidentielle. Plus rien ne
va entre le chef de l’Etat et la majorité soutenant
l’action du gouvernement.
La crise est liée à la mésentente née
autour de l’entrée des membres de la société
civile au gouvernement au titre du prochain remaniement ministériel.
« Les mouvanciers » s’opposent à la prise
en compte par le chef de l’Etat de certains responsables
n’appartenant à aucun parti politique, apprend-on
de sources crédibles.
Les barons de la mouvance dévoilent la face. Pour eux,
tous les ministres sont des membres des formations politiques.
Ils soutiennent que certains vont dans l’équipe du
président Kérékou sous couvert de la société
civile, sans réellement l’être. Cet état
de chose, selon leurs analyses, crée une inégale
répartition des postes ministériels au sein de la
mouvance.
Les partisans de Kérékou s’insurgent contre
cette catégorie de personnalités qui bénéficieraient
gratuitement des fruits de leurs efforts, d’après
eux.
Selon certaines informations, la controverse liée à
l’entrée au gouvernement de la société
civile fait partie des raisons du retard qu’accuse le remaniement
ministériel surtout que le chef de l’Etat s’est
réservé personnellement huit portefeuilles. Le Collectif
des jeunes pour une relève de qualité figure en
bonne place des contestataires de cette volonté du Général
Mathieu Kérékou.
«
Les mouvanciers » s’engagent à mettre un terme
à cette « mascarade » politicienne de certains
barons de la majorité présidentielle.
Pour le moment, le climat est toujours tendu, indiquent des sources
proches de la mouvance.
>>haut
|