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Edition du Mercredi 11 Juin 2003
   
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La responsabilité de Kérékou .

A nouveau, tant que sa nouvelle composition ne sera pas rendue publique, le gouvernement restera encore au cours de la semaine, le seul sujet véritablement digne d’intérêt ; un sujet que l’on retournera dans tous les sens. Pas que le chef de l’Etat ne voudrait pas en finir avec ce dossier brûlant et relancer la machine administrative nationale déjà handicapée par la démission de huit ministres. Evidemment, c’est cette dernière donnée qui fait de la mise sur pied d’un nouveau gouvernement une nécessité qui presse. Quand on jette un regard en arrière, on se rend compte que, de tous les remaniements ministériels, c’est celui-ci qui aura mis le plus de temps pour être réalisé. La raison essentielle de ce retard procède de ce qu’il n’est pas facile à Kérékou de trancher. Tant les crocs-en-jambe entre mouvanciers persistent.

Bien vrai qu’ils ne reposent sur rien d’autre que sur la volonté d’assouvir des ambitions personnelles. Ce qui embête surtout Kérékou, c’est l’animosité ambiante orientée vers le PRD. Ce parti et son chef, peu de mouvanciers les portent dans leur cœur. Depuis qu’il a été établi que Me Houngbédji est retourné à la mouvance, l’humeur s’est dégradée chez les caciques de Kérékou. Or, aucune analyse politique ne justifie qu’on mette à l’écart le PRD. La preuve est que l’arrivée au gouvernement du parti de Me Houngbédji permet un rééquilibrage des forces politiques au sein de la mouvance élargie. De toute façon, c’est le chef de l’Etat qui est le principal bénéficiaire de l’appui du PRD. C’est donc à lui de prendre ses responsabilités par rapport aux tiraillements dont les fauteuils ministériels font l’objet.

S’il est avéré que la liste du gouvernement était prête depuis fort longtemps, c’est que Kérékou aurait effectivement pu mettre fin au suspens. On supposait qu’avec la constitution des groupes et commissions parlementaires, Kérékou livrerait le secret des tractations qu’il mène depuis plusieurs semaines. C’est ce qui renforce dans la conviction qu’en fait, c’est le cas PRD que Kérékou n’est pas encore parvenu à régler dans l’intérêt de tout le monde. Pour l’heure, le temps presse. Les gens sont las d’attendre.

 

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Le Républicain n°616 du mercredi 11 juin 2003:.
 
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