La
ligue anti-Houngbédji.
Si
entre Bruno Amoussou et Pierre Osho, on ne peut pas dire que c’est
le parfait amour tout le temps, il est au moins une chose sur
laquelle tous deux semblent, aujourd’hui, parfaitement s’accorder
: c’est de tout faire pour empêcher l’entrée
au gouvernement de l’ancien président de l’Assemblée
nationale Me Adrien Houngbédji, ou tout au moins mettre
tout en œuvre pour limiter totalement son influence au cas
où malgré les énormes pressions, le chef
de l’Etat ferait entrer le Parti du Renouveau démocratique
dans son gouvernement ….
On
a beau dire et gloser autour de l’indépendance d’esprit
et de la liberté d’action qui caractérisent
le chef de l’Etat. Dans ses consultations pour l’imminent
remaniement ministériel, force est de reconnaître
aujourd’hui, qu’il n’est pas totalement sourd
à toutes les sirènes politiques, ni insensible à
toutes les pressions politiciennes. Et s’il est certainement
exagéré de dire qu’il est l’otage de
certaines officines locales, on peut néanmoins, au regard
de certaines informations crédibles, affirmer que Kérékou
est bien embêté par la farouche résistance
de ses deux ministres d’Etat à l’entrée
du Prd ou particulièrement de son président en qualité
de ministre d’Etat au gouvernement. Tant il est vrai qu’avec
sa personnalité, Me Adrien Houngbédji avec un portefeuille
de ministre d’Etat, diminuerait forcément leur influence,
si ce n’est l’éclipser quant à ce qui
concerne Amoussou, candidat comme Adrien à l’élection
présidentielle de 2006…
C’est vrai que le dernier mot reviendra certainement au
Kaméléon qui tout en écoutant les arguments
des uns et des autres contre un portefeuille de ministre d’Etat
à son ancien premier ministre a certainement pris un engagement
avec ce dernier qui, sans se soucier de toutes les tractations
qui se mènent contre lui, vient d’abandonner sa mairie
de Porto-Novo pour se rendre disponible… C’est vrai
qu’avec le Prd, le Kaméléon assuré
d’une majorité plus que confortable au-delà
de l’Ubf, dont les déchirements internes l’énervent,
peut voir venir de façon sereine la fin de son dernier
( !? ) quinquennat. Et c’est certainement là le grand
atout et ce qui déterminera ce qui semble au fond inévitable
! L’entrée du Prd au gouvernement.
>>haut
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