Installation
des membres de la Cour constitutionnelle : « Ne défendre
aucun intérêts partisan et égoïste ».
Les
sept membres de la Cour constitutionnelle 3ème mandature
sont officiellement entrés dans leurs fonctions. La cérémonie
d’installation présidée en personne par le
chef de l’Etat a eu lieu samedi 07 mai dernier à
la salle du peuple de la présidence de la République.
C’était en présence des présidents
des autres institutions de la République, des députés,
des représentants du corps diplomatique et des corps constitués
de la nation.
La
Cour constitutionnelle est en effet la plus haute juridiction
de l’Etat en matière constitutionnelle. Elle est
juge de la constitutionnalité de la loi et garantit les
droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés
publiques. Elle est l’organe régulateur du fonctionnement
des institutions et de l’activité des pouvoirs publics.
Ils sont sept à prêter serment ce samedi, conformément
aux prescriptions de la loi. Quatre nommés par le bureau
de l’Assemblée nationale, à savoir Conceptia
Ouinsou, Clotilde Médégan Nougbodé, Jacques
Mayaba, Pancrace Brathier et trois par le président de
la République : Christophe Kougnanzondé, Lucien
Sèbo et Idrissou Boukari. Ils ont notamment juré
« de bien et fidèlement remplir leurs fonctions,
de les exercer en toute impartialité dans le respect de
la Constitution, de garder le secret des délibérations
et des votes, de ne donner aucune consultation sur les questions
relevant de la compétence de la Cour ». Le chef de
l’Etat a pris acte de leurs serments respectifs et les a
renvoyés à l’exercice de leurs fonctions.
Mathieu
Kérékou s’évertuera ensuite à
rappeler aux sept membres de la Cour, les obligations qui sont
les leurs et ce que le peuple attend d’eux. Mais avant cela,
le chef de l’Etat a apprécié le processus
démocratique enclenché au Bénin depuis février
1990. « Malgré nos lacunes et tâtonnements
», a-t-il déclaré, « les résultats
obtenus sur le chantier de la construction de notre démocratie
sont rassurants et encourageants ». Il a invité les
membres de la Cour à œuvrer à la sauvegarde
de la légalité constitutionnelle. Point de place
à une justice partisane et de complaisance, a indiqué
Mathieu Kérékou qui a souhaité que ce mandat
soit placé sous le signe du strict respect du serment.
Loin d’être une simple formalité, le serment
constitue, selon lui, « un véritable engagement à
servir en toute impartialité le peuple béninois
tout entier ». Il les a exhortés à mériter
le respect et la considération du peuple en rendant «
des décisions justes, impartiales et soucieuses de paix
sociale ».
«
Ne rendez pas service, rendez justice dans l’intérêt
supérieur de la nation », a ajouté le chef
de l’Etat. Il a enfin appelé les membres de la Cour
constitutionnelle ainsi installés à s’élever
au-dessus des clivages politiques et à faire de leur autonomie,
l’arme privilégiée de leur intégrité
car, dira-t-il, « vous n’êtes redevables de
rien à personne ». C’est donc reparti pour
un mandat de cinq ans pour cette Cour renouvelée à
peine au tiers. Sur les sept membres de l’institution, on
compte cinq anciens, c’est-à-dire ayant siégé
au cour de la 2ème mandature et deux nouveaux que sont
le général à la retraite Pancrace Brathier
et le juriste Christophe Kougnanzondé.
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