Prochain
gouvernement de Kérékou : Amoussou et Osho s’opposent
à /Me Houngbédji.
De
sources bien informées, Pierre Osho et Bruno Amoussou seraient
les derniers remparts qui bloquent l’entré du Parti
renouveau démocratique (Prd) au gouvernement. Le Président
Kérékou qui a enfin mis la dernière touche
à sa liste serait l’otage de ses deux ministres d’Etat
qui préfèrent être les seuls à entourer
le Général Mathieu Kérékou pour mieux
l’éteindre. Une stratégie à connotation
égoïste qui démontre combien les cadres béninois
sont prêts à nuire quand leur intérêt
est en jeu.
On
a souvent pensé et cru qu’en réalité
et Président Kérékou est le seul à
constituer son équipe gouvernementale et que tous ceux
qui prétendent qu’il y a autour de lui des «
barons » se trompent. Mais c’est sans compter avec
l’humilité de l’homme qui, tout chef qu’il
est, ne manque pas à des moments donnés de consulter
ses proches collaborateurs. C’est ce qu’il faut actuellement
en associant ses deux ministres d’Etat (Bruno Amoussou et
Pierre Osho) à la confection de la liste du nouveau gouvernement.
Mais, bizarrement, il y a comme une sorte de coalition des ministres
d’Etat contre l’entrée du Prd et surtout de
Me Adrien Houngbédji au gouvernement.
La
confection de la liste du gouvernement est une exercice politique
très délicat et il est normal que Kérékou
pour le probable dernier gouvernement de son quinquennat réfléchisse
par deux fois avant de décider et qu’il soit attentif
à la lecture que les Béninois en feront. Depuis
qu’Adrien Houngbédji a décidé de rejoindre
le camp des partisans du Général, il est devenu
difficile de trancher dans le vif et de prendre une décision
qui sauvegarde la neutralité recommandée pour un
chef dont deux collaborateurs recherchent la couverture. Mathieu
Kérékou semble avoir résolu le problème
en décidant en toute conscience et en toute responsabilité
d’admettre aussi bien Houngbédji que Amoussou dans
son prochain gouvernement. Il aurait pu se simplifier la tâche
en écartant les deux prétendants à la Marina
pour pouvoir aisément concentrer ses efforts pour la réalisation
de son programme d’action, le Pag II. La proposition qu’il
a faite à Amoussou de reprendre le perchoir du parlement
avait pour objectif de trouver une issue simple à cette
situation. Bruno Amoussou s’y est opposé mettant
ainsi le Chef de l’Etat en difficulté. On aurait
pu s’attendre à une réaction conséquente
de la part du Kaméléon et personne ne lui aurait
reproché dans ces conditions de ne pas reconduire Bruno
Amoussou dans son gouvernement. Le chef de l’Etat seul fait
les raisons tactiques, les considérations politiques ou
les motifs qui l’ont conduit à ne pas agir de la
sorte.
A vingt quatre heures (24h) du dépôt de la liste
tant attendue par les ministrables et par les Béninois
, Bruno Amoussou pose des conditions, soutenu semble-t-il par
Pierre Osho, le Fidèle des fidèles du Général.
Le président du Psd, selon nos sources, exigerait à
ne participer à ce gouvernement que si Adrien Houngbédji
n’y figure pas. Difficile à comprendre comme logique.
Mais on ne devrait pas oublier que Bruno Amoussou en a toujours
imposé au chef de l’Etat. On peut citer ce qui s’est
passé en 1999 où, par la volonté du président
du Psd, Félix Dansou Essou a été exclu du
gouvernement. Avant, il y a eu le cas Soulé Dankoro, ce
qui a d’ailleurs conduit ce dernier à s’opposer
à tout ce qui sent Bruno Amoussou.
Toujours en 1999, Bruno Amoussou s’est imposé à
Mathieu Kérékou en refusant de rester dans le même
gouvernement qu’un membre du car Dunya. L’histoire
se répète donc. La question aujourd’hui est
de savoir si le Général à nouveau à
ce chantage ouvert. Probablement ! Puisqu’il n’y a
jamais deux sans trois et nous dirons même trois sans quatre.
Car au fond, le « Vieux » a perdu de sa rigueur et
un peu de sa clairvoyance. Endormi qu’il est aujourd’hui
par ses deux ministres d’Etat plus que jamais unis dans
la gestion de nombre de dossiers. C’est le cas de l’exploitation
des parcs de véhicules d’occasion. Après la
filière coton, c’est le tour des véhicules
d’occasion de constituer le socle des choix politiques au
bénin. Et ce n’est pas les anciens marxistes qui
pourront y résister. La preuve.
>>haut
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