EN
VERITE : Ils sont à surveiller .
Rien. Pratiquement
rien n’augure d’un quelconque changement dans le fonctionnement
de la Cour Constitutionnelle pour les cinq prochaines années.
Au début de ce nouveau quinquennat pour la plupart des
membres de la dernière Cour Constitutionnelle, c’est
tout simplement la continuité ; une continuité qui
pourrait friser la routine. C’est ce qui fait dire à
bien des personnes qu’il n’y a rien à attendre
de l’actuelle Cour Constitutionnelle que ce qu’elle
a démontré aux Béninois entre 1998 et 2003.
Effectivement,
Conceptia Ouinsou et les 6 autres Sages de l’ancienne Cour
ont eu à gérer les contentieux sur quatre scrutins
électoraux dont deux législatives, c’est-à-dire,
celles de 1999 et 2003, l’élection présidentielle
de 2001 et les communales de décembre 2002. C’est
en ces différentes occasions que l’équipe
de Conceptia Ouinsou a eu à faire ses preuves ; c’est
la façon dont les problèmes liés à
ces rendez-vous électoraux ont été gérés
qui justifie l’animosité envers la précédente
mandature de la Cour. Bien vrai qu’elle peut être
créditée d’un bon bilan par rapport au respect
qu’il faut avoir des droits de l’homme.
Mais la gestion
des contentieux électoraux laisse à désirer.
Certaines décisions rendues entre 1998 et 2003 trahissent
la politisation évidente de la haute institution en matière
constitutionnelle. Evidemment, quand on aborde cet aspect du fonctionnement
de la Cour, on se rappelle les critiques acerbes qu’elle
essuie de la part de la classe politique - opposition et mouvance
confondues. La plus récente flambée de critiques
à l’endroit de la Cour remonte à mars-avril
2001 avec les errements enregistrés dans la proclamation
des résultats du premier tour de la dernière présidentielle.
A l’époque, certains avaient parlé de la ‘’Cour
des miracles’’.
Malheureusement,
les scrutins ultérieurs n’ont pas démenti
cette mauvaise réputation de l’équipe de Conceptia
Ouinsou. Les communales, encore moins les législatives
de mars dernier. Que peut-on espérer d’autre d’une
Cour, qui, en cinq ans, a déjà donné la mesure
de ce qu’on peut attendre d’elle ? En la personne
de Pancrace Brathier et de Christophe Kougniazondé, la
Cour Constitutionnelle n’a connu de changement que dans
la confirmation de la ligne qui, peut-être, s’imposait
à elle. Comme cela est de mise en sport, on ne change pas
une équipe qui gagne. Les deux hommes sont des mouvanciers
bon teint, donc des gens pour qui, le soutien inconditionnel à
la mouvance ne prendrait jamais l’allure d’un cas
de conscience. Avant 2008, date à laquelle la plupart devraient
partir, après deux mandats consécutifs, ils auront
l’opportunité de prendre part à trois autres
scrutins, en l’occurrence, la présidentielle de 2006
puis les législatives et communales de 2007. C’est
ce qui, dans le fonctionnement de la Cour pousse à la suivre
de très près.
>>haut
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