Le
prochain gouvernement vu depuis Natitingou .
La
formation du gouvernement tarde à arriver. Ce retard intrigue
les Natayais (les populations de Natitingou). Les supputations
vont bon train.
La
raison presque unanime évoquée ici, à Natitingou,
au sujet des tergiversations du Président Kérékou,
c’est qu’il est un homme trop scrupuleux, soucieux
d’éviter les frustrations envers les ‘’amis’’
de son sérail politique. Pour beaucoup, les hésitations
du chef de l’Etat sont dues au fait qu’il veut contenter
tout le monde. Le mal, c’est que chacun des politiciens
aux dents longues se soucient fort peu du devenir du peuple. Ce
qui préoccupe chacun, c’est de mordre à belles
dents dans le gâteau national. le souci majeur du politicien
béninois selon ceux que nous avons interrogés, c’est
combien chacun peut engranger pour lui, pour sa famille et pour
ses récents ‘’bureaux’’ (sous-entendez
les maîtresses mange-mil que les politiciens ne manquent
pas d’entretenir)
La deuxième raison évoquée ici, à
Nati, c’est qu’il y a trop de candidatures. Cet état
de fait mettrait le président Kérékou dans
un grand embarras qui confinerait au casse-tête chinois.
Troisième raison possible: le ‘’caméléon
national ‘’très rude au sein serait l’otage
des barons de l’UBF résolus à ne rien céder
au P.R.D et à la société civile. Pour d’autres,
la bataille serait même très rude au sein même
de l’UBF qui, selon beaucoup, ‘’ n’est
qu’une union de façade’’ ou un ‘’panier
de crabes’’ promis à une mort certaine à
la veille des futures présidentielles 2006. Par ailleurs,
une des raisons récurrentes évoquées par
plus d’un, ce sont les ‘’manœuvres dilatoires’’
de Mme Rosine Vieyra Soglo. Celle-ci aurait gravement retardé
le travail de l’Assemblée et surtout la constitution
des commissions parlementaires. Ceci, selon certains aurait rejaillit
négativement. Pour les détracteurs de la Présidente
de la R.B., lesdites manœuvres n’auraient pas offert
une bonne lisibilité au Président Kérékou
pour savoir qui positionner sur tel ou tel siège ministériel.
Aussi, Pour les Natayais, il y a trop de candidatures pour la
conquête des fauteuils ministériels. Et ce n’est
là, de l’avis de beaucoup, pas une pratique innocente.
En effet, trop de postulants pourraient dicter au Président
l’option d’un gouvernement pléthorique et son
cortège de dépenses de prestige ou de souveraineté
inutiles dans le fond, l’alourdissement stressant et assommant
du budget de fonctionnement, l’élargissement des
parcs automobiles tous ministères confondus, des institutions
décentralisées etc... Ceci entraînerait des
lourdeurs administratives de nature à précariser
gravement le bon fonctionnement d’un tel gouvernement et
même peut-être, des conflits d’attribution,
toutes choses nocives pour une économie déjà
peu reluisante.
Pour d’autres encore, dans un gouvernement pléthorique,
la paresse trônerait en maître absolu, la rigueur
brillerait par son absence et les règles élémentaires
d’efficacité seraient souverainement bafouées.
Par conséquent, il s’avère impérieux
de limiter les postes ministériels à 20 ou 22 au
maximum. Pour nombre de Natayais, ce serait une option sage empreinte
de patriotisme car à vouloir prendre tout le monde, grand
serait le risque d’un Exécutif de politicailles ne
pesant même pas un duvet mais prêts à battre
des records de cupidité. Alors, attention au rapport qualité/prix...
.
>>haut