Formation
du gouvernement : Des mouvanciers opposés à l’entrée
du PRD.
On
croyait l’arrivée d’Adrien Houngbédji
dans la mouvance présidentielle finalement digérée
par son potentiel challenger de 2006 Bruno Amoussou. Mais non,
car aux dernières nouvelles, le renard de Djakotomey, en
complicité avec l’autre ministre d’Etat Pierre
Osho, battrait des pieds et des mains pour que le Caméléon
n’aligne pas le leader des Tchoco-Tchoco dans sa prochaine
équipe.
Si
les informations recoupées dans certains milieux politiques
s’avéraient, on ne verra pas trace du PRD dans le
prochain gouvernement de Mathieu Kérékou. Tout au
moins le leader de ce parti, Me Adrien Houngbédji, n’y
figurera pas alors que toutes les analyses politiques le plaçaient
déjà ministre d’Etat chargé des affaires
étrangères. C’est que le leader des Aïnonvi
avait sous-estimé l’habileté ou la rancœur
de ses adversaires des présidentielles de 2006 dans ce
gouvernement, les ministres d’Etat Bruno Amoussou et Pierre
Osho. Les deux seraient en train de fomenter contre Houngbédji
un coup dont il aura du mal à se remettre. Ils se seraient
lancés dans une campagne de dénigrement de Houngbédji
auprès du Général, réclamant de celui-ci
la mise à l’écart de l’ancien président
de l’Assemblée nationale.
La
raison inavouée de cette machination serait d’écarter
avant match un concurrent gênant pour les prochaines présidentielles
en 2006. Car c’est un secret de polichinelle, Pierre Osho
est autant intéressé par le fauteuil de Mathieu
Kérékou que Bruno Amoussou. Me Adrien Houngbédji
constitue donc pour les deux dauphins un danger sérieux.
Surtout que depuis son retour à la mouvance, ce dernier
ne cesserait de susciter de l’admiration dans le rang des
partisans de Kérékou. Il a ainsi remis à
zéro le compteur chez les deux premiers qui avaient pris
une avance sérieuse. Mais si les choses devaient se passer
ainsi, si Me Adrien Houngbédji devait se retrouver à
l’écart, surtout maintenant après sa démission
de la mairie de Porto-Novo, Mathieu Kérékou se mettrait
à dos toute la région de l’Ouémé.
Il est vrai que le Général président n’aura
pas besoin des 11 députés du PRD pour asseoir son
autorité à l’Assemblée nationale. Mais,
à les imaginer dans l’opposition, on soupçonne
l’ampleur des torts qu’ils auraient occasionnés
à l’action gouvernementale.
Mais
pour une fin de mandat paisible et une grande adhésion
des populations à son programme de fin de règne,
Mathieu Kérékou a besoin de rassembler autour de
lui le plus grand nombre de Béninois. Ceux de Porto-Novo
et environ qui lui reprochent déjà d’avoir
conduit à la ruine la capitale politique du Bénin,
et qui le suivent religieusement dans ses efforts de reconstruction
de cette même capitale comprendraient-ils un nouveau désaveu
de leur leader ? En tout cas avec la situation de Houngbédji,
c’est le sort d’une bonne partie des populations du
Bénin que Mathieu Kérékou scellera avec son
prochain gouvernement. Il devra en tenir compte .
>>haut
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