MODE DE DESIGNATION DES MEMBRES
A LA CENA : Un sujet récurrent
La
Commission électorale nationale autonome (Céna)
de Soulé Agbétou a déçu. Même
s’il fallait accorder une circonstance atténuante
par rapport au nombre de conseillers sur toute l’étendue
du territoire, la Céna 2002 a démontré le
contraire de l’esprit dans lequel le législateur
a proposé une pareille institution.
La préoccupation qui revient sur toutes les lèvres
est la révision du mode de désignation des membres
titulaires et suppléants de la Céna, pour garantir
et consolider la paix au Bénin.
On parle de la société civile et des journalistes.
Deux entités qui peuvent s’ajouter aux personnalités
politiques, les magistrats et autres pour diminuer progressivement
les tares qui entachent l’organisation des élections
sous nos cieux.
Or, tout le monde sait ce qu’est devenue la société
civile au Bénin. La conviction est au gré des intérêts.
Des personnalités ont observé des élections,
les ont approuvées et sont devenues ministres. D’autres
retournent leur veste pour soit -disant agir dans « l’intérêt
de la nation ».
Pour ce qui est des journalistes, loin de glorifier cette corporation,
parce qu’elle a aussi très brebis galeuses, on est
tenté de dire : Pourquoi pas ! Seulement, devant des fraudes
flagrantes, et pour avoir prêt serment, devrait-on se taire
?
La réorientation du mode de désignation des membres
de la Céna n’est peut-être pas le remède
contre le mal dont souffre l’institution. Mais c’est
l’esprit d’impunité qui s’érige
en convention qui met à mal le processus démocratique
chez nous. Comme le dit l’adage : le ver est toujours dans
le fruit. Et il s’avère indispensable d’en
préserver d’autres fruits.
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