QUATRIEME LEGISLATURE LUTTE POUR
LE PERCHOIR : Le prochain président de l’Assemblée
nationale est connu.
Après
les élections législatives, des noms sont murmurés
pour occuper le précieux siège du président
de l’Assemblée Nationale. Jérôme Abdoul
Aziz Sacca Kina, Bruno Amoussou et Adrien Houngbédji. Trois
personnalités politiques dont le besoin d’occuper
ce fauteuil du président de l’Assemblée nationale
ne manque pas.
D’abord, Sacca Kina. Selon les tractations politiques de
coulisses, les députés du septentrion agissent pour
qu’un des leurs soit promu président du parlement
béninois. Car, pour eux, depuis l’indépendance
du Bénin, aucun fils du Nord n’a occupé ce
privilégié siège. C’est pourquoi, cette
fois-ci, la place doit revenir à leur région, plus
précisément à Sacca Kina Guézéré.
Cependan, des oppositions vives à ce desiderata surgissent.
Ainsi, du côté des opposants, on ne peut guère
accepter que deux Béninois d’origine du Nord mettent
main basse sur les deux plus grands pouvoirs politiques du pays.
D’où des réticences notoires.
Et pour cela, les partisans de ces idées préfèrent
Bruno Amoussou, le coordonnateur de l’Ubf (Union pour le
Bénin du Futur) et le principal artisan, après Mathieu
Kérékou, de la victoire écrasante (plus de
30 députés) de l’Union aux législatives
du 30 mars 2003. Les défenseurs de cette volonté
politique tablent leur argumentation sur le fait que Bruno Amoussou
a de l’expérience parlementaire il a été
président de l’Assemblée Nationale pendant
la 2e législature de 1995-1999) pour mener à bien
le vote des lois favorables au gouvernement de Kérékou.
Par ailleurs, de l’avis d’autres politiciens, ce serait
l’occasion de lui couper l’herbe sous les pieds à
cause de son ambition pour la magistrature suprême en 2006.
Car, Mathieu Kérékou se serait débarrassé
habilement de lui et profiterait pour mettre sur orbite 2006,
un des fils du Nord entre Yayi Boni et Abdoulaye Bio Tchané
qui ronronnent déjà autour de lui. Toutefois, l’accession
à ce poste sera difficile au leader charismatique du Psd.
En effet, plusieurs réalités politiques concurrent
à le bloquer.
Selon ces faits, Bruno Amoussou a quand même perdu pendant
ces législatives. De 10 députés en 1999 pour
le Psd (Parti Social Démocrate) il est revenu à
7 Psd élus dans l’ensemble Ubf. Dès lors,
il ne serait pas bien placé pour diriger l’Assemblée
nationale.
D’où les projecteurs sont braqués sur Adrien
Houngbédji qui pourrait rempiler. Pour celui-ci, le travail
souterrain d’ailleurs a commencé. Des visites-éclair
à Mathieu Kérékou ne manquent pas. Adrien
Houngbédji préféraient cette place à
celle moindre de la mairie de Porto-Novo. En réalité,
fort de ses 12 députés, le leader des tchoco-tchoco
a des chances d’être entendu à moins qu’il
rentre au gouvernement, comme des démarches très
avancées tentent de le démontrer. Et dans ce cas,
Rosine Soglo serait la dernière solution de rechange.
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