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Edition du mardi 8 Avril 2003
   
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QUATRIEME LEGISLATURE LUTTE POUR LE PERCHOIR : Le prochain président de l’Assemblée nationale est connu.

Après les élections législatives, des noms sont murmurés pour occuper le précieux siège du président de l’Assemblée Nationale. Jérôme Abdoul Aziz Sacca Kina, Bruno Amoussou et Adrien Houngbédji. Trois personnalités politiques dont le besoin d’occuper ce fauteuil du président de l’Assemblée nationale ne manque pas.

D’abord, Sacca Kina. Selon les tractations politiques de coulisses, les députés du septentrion agissent pour qu’un des leurs soit promu président du parlement béninois. Car, pour eux, depuis l’indépendance du Bénin, aucun fils du Nord n’a occupé ce privilégié siège. C’est pourquoi, cette fois-ci, la place doit revenir à leur région, plus précisément à Sacca Kina Guézéré. Cependan, des oppositions vives à ce desiderata surgissent.

Ainsi, du côté des opposants, on ne peut guère accepter que deux Béninois d’origine du Nord mettent main basse sur les deux plus grands pouvoirs politiques du pays. D’où des réticences notoires.

Et pour cela, les partisans de ces idées préfèrent Bruno Amoussou, le coordonnateur de l’Ubf (Union pour le Bénin du Futur) et le principal artisan, après Mathieu Kérékou, de la victoire écrasante (plus de 30 députés) de l’Union aux législatives du 30 mars 2003. Les défenseurs de cette volonté politique tablent leur argumentation sur le fait que Bruno Amoussou a de l’expérience parlementaire il a été président de l’Assemblée Nationale pendant la 2e législature de 1995-1999) pour mener à bien le vote des lois favorables au gouvernement de Kérékou.

Par ailleurs, de l’avis d’autres politiciens, ce serait l’occasion de lui couper l’herbe sous les pieds à cause de son ambition pour la magistrature suprême en 2006. Car, Mathieu Kérékou se serait débarrassé habilement de lui et profiterait pour mettre sur orbite 2006, un des fils du Nord entre Yayi Boni et Abdoulaye Bio Tchané qui ronronnent déjà autour de lui. Toutefois, l’accession à ce poste sera difficile au leader charismatique du Psd. En effet, plusieurs réalités politiques concurrent à le bloquer.

Selon ces faits, Bruno Amoussou a quand même perdu pendant ces législatives. De 10 députés en 1999 pour le Psd (Parti Social Démocrate) il est revenu à 7 Psd élus dans l’ensemble Ubf. Dès lors, il ne serait pas bien placé pour diriger l’Assemblée nationale.

D’où les projecteurs sont braqués sur Adrien Houngbédji qui pourrait rempiler. Pour celui-ci, le travail souterrain d’ailleurs a commencé. Des visites-éclair à Mathieu Kérékou ne manquent pas. Adrien Houngbédji préféraient cette place à celle moindre de la mairie de Porto-Novo. En réalité, fort de ses 12 députés, le leader des tchoco-tchoco a des chances d’être entendu à moins qu’il rentre au gouvernement, comme des démarches très avancées tentent de le démontrer. Et dans ce cas, Rosine Soglo serait la dernière solution de rechange.

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La Tribune de la Capitale n° 319 du mardi 8 avril 2003:Youssouf AVOCEGAMOU.
 
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