APRES LA PROCLAMATION DES RESULTATS
DES LEGISLATIVES PAR LA CENA : La Renaissance du Bénin
riposte.
Le
cabinet du Maître Abraham Zinzindohoué a servi de
cadre vendredi dernier, au point de presse de la Rb. C’était
suite à la proclamation des résultats des législatives
par la Céna.
Informer l’opinion publique par le biais de la presse sur
les décisions de la Renaissance du bénin (Rb) suite
à la proclamation des résultats des législatives
par la Commission Electorale Nationale Autonome (Céna).
C’est la substance des objectifs que vise Guy Ossito Midiohouan,
responsable du sous-comité argumentaire et communication
de la Rb.
A en croire le professeur Midiohouan, comme le ridicule ne tue
pas, la fraude règne à nouveau en maître à
Cotonou. Aux dires de ce dernier, les résultats proclamés
par la Céna ne correspondent pas aux tendances prédéfinies
par la Rb et les populations ne s’y retrouvent pas.
Dans cette perspective, il affirme « une fois les brigades
anti-fraudes mises hors- la-loi, l’impunité des fraudes
assurés, la défection des populations acquise du
fait de l’institutionnalisation de la fraude, les résultats
attendus par le ministre Tawéma sont atteints et, poursuit-il
les résultats des élections législatives
de mars 2003 sont conformes à l’opacité qui
caractérise le régime Kérékou III
». A en croire le professeur Midiohouan, ces résultats
laissent apparaître au premier abord, une victoire de la
mouvance qui aura une majorité confortable à l’Assemblée
nationale. Pour ce dernier, cela présage une fin de mandat
pour le président Kérékou.
Le conférencier ira loin lorsqu’il pense qu’il
importe de rappeler qu’entre 1996 et 1999, la mouvance était
majoritaire à l’Assemblée alors dirigée
par Bruno Amoussou ; qu’entre 1999 et 2001, l’opposition
a pris les reines de l’Assemblée alors dirigée
par Adrien Houngbédji. Ce qui a entraîné le
président Kérékou à voter les budgets
2002-2003 par ordonnance. De cet fait, le professeur Midiohouan
affirme qu’il n’est pas juste ni honnête de
faire de l’opposition le bouc émissaire des échecs
du gouvernement de Kérékou.
Le professeur Guy Ossito Midiohouan pour conclure trouve qu’il
convient de noter deux choses. La première est que malgré
le recul par rapport à la 4e législature, la Rb
demeure le 1er parti de notre pays et la 2nde force politique,
plus jamais que déterminée à lutter contre
la transhumance qui constitue un fléau pour notre démocratie.
La deuxième est que ces dernières législatives
administrent la preuve de la réprobation par notre électorat
de la transhumance que nos adversaires cherchent à utiliser
pour nous affaiblir. Dans cette perspective, il appelle les militants
à rester plus que jamais mobilisés pour s’opposer
de toutes leurs forces au retour du totalitarisme.
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