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Edition du mardi 8 Avril 2003
   
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Présidence de la 4ème législature de l’Assemblée Nationale : Les noms qui circulent.

Qui sera le président de la quatrième législature de l’Assemblée nationale ? C’est la question qui est sur toutes les lèvres depuis la proclamation par la Céna, jeudi dernier, des premières tendances des législatives du 30 mars dernier.

En attendant l’homologation de ces résultats par la haute juridiction on peut, sans risque de se tromper, affirmer que la mouvance a largement gagné ces élections avec plus de 50 sièges sur les 83 en compétition. Soit une trentaine de sièges pour l’opposition constituée des partis comme la Renaissance du Bénin (Rb) avec 15 sièges, le Prd crédité de 12 sièges et l’Alliance Etoile qui a pris 3 sièges.

Ces résultats, qu’on le veuille ou non, montrent la suprématie du camp présidentiel sur l’opposition déchirée depuis quelques mois par des querelles de clocher. La conséquence directe de la déroute de l’opposition est qu’elle sera réduite au simple rang d’observateur dans un hémicycle où la mouvance sera seule aux commandes. Elle entend régner sans partage. La preuve est que les partisans de Kérékou n’ont pas attendu la proclamation des résultats définitifs avant de se lancer dans les tractations pour la conquête des postes de responsabilité à l’Assemblée nationale.

Un fauteuil, quatre mouvanciers postulants

Pour le moment, la bataille se déroule beaucoup plus autour du fauteuil du président de l’Assemblée nationale. Le poste de la deuxième personnalité de l’Etat est l’objet de convoitise de toute sorte. Les noms de 4 personnalités de la mouvance sont cités. Il s’agit de Jérôme Sacca Kina, Sylvain Akindès, Lazare Sèhouéto, et Bruno Amoussou.

Jérôme Sacca Kina

En matière de parlementarisme cet ancien ministre du Développement rural n’a grand-chose à envier aux autres députés élus de la quatrième législature de l’Assemblée nationale. Les raisons sont de deux ordres. Il a été présent au cours des quatre législatures. De même, il apparaît comme le mouvancier qui se distingue le plus à l’Assemblée par sa maîtrise du règlement intérieur et de la constitution. Mais Sacca Kina a actuellement deux handicaps majeurs qui peuvent l’empêcher de diriger l’Assemblée. La toute première est sa défaillance sanitaire consécutive à l’accident dont il a été récemment victime. Deuxièmement, on accuse le prince à tort ou à raison d’être à l’origine du déclin de la filière coton.

Sylvain Akindès

Actuel ministre chargé des relations avec les institutions, Akindès a au cours de la législature finissante essuyé beaucoup d’humiliations à l’Assemblée nationale surtout de la part des députés de l’opposition. Certains n’hésitent pas à lui faire comprendre qu’il est nommé alors qu’eux autres ont été régulièrement élus. L’élection de Akindès à la tête de l’Assemblée sera une consécration. Mais les chances de l’ancien directeur du CPU semblent très minces, vu les luttes d’hégémonie que se livrent les mouvanciers.

Lazare Sèhouéto

C’est la révélation de ces législatives. Sa liste ‘Force Clé’, contre toute attente s’en est sortie avec 5 députés dont lui-même. De sources concordantes, on apprend que le ministre du Commerce souhaite vivement exercer ses compétences de leadership à l’Assemblée nationale. Sèhouéto, bien que jeune, pense qu’il peut donner une nouvelle physionomie à la Représentation nationale.

Bruno Amoussou

Déjà une fois président de l’Assemblée nationale (2ème législature), le Dajè national nourrit des ambitions de reprendre ce poste. Mais l’actuel ministre d’Etat chargé de la Coordination de l’action gouvernementale acceptera-t-il de quitter le gouvernement pour la présidence de l’Assemblée nationale. Pour l’homme qui lorgne sérieusement vers 2006, le problème, c’est de savoir si l’Assemblée nationale sera un tremplin infaillible ? Pour le moins, où Bruno Amoussou devra-t-il se positionner pour espérer avoir le vent en poupe pour 2006 ? Au ministère d’Etat ou à la présidence de l’Assemblée nationale ? C’est le problème que Bruno Amoussou doit essayer de résoudre dans les tout prochains jours.

 

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Le Républicain n° 575 du mardi 8 avril 2003:Armel FERAEZ.
 
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