Présidence de la 4ème
législature de l’Assemblée Nationale : Les
noms qui circulent.
Qui
sera le président de la quatrième législature
de l’Assemblée nationale ? C’est la question
qui est sur toutes les lèvres depuis la proclamation par
la Céna, jeudi dernier, des premières tendances
des législatives du 30 mars dernier.
En
attendant l’homologation de ces résultats par la
haute juridiction on peut, sans risque de se tromper, affirmer
que la mouvance a largement gagné ces élections
avec plus de 50 sièges sur les 83 en compétition.
Soit une trentaine de sièges pour l’opposition constituée
des partis comme la Renaissance du Bénin (Rb) avec 15 sièges,
le Prd crédité de 12 sièges et l’Alliance
Etoile qui a pris 3 sièges.
Ces résultats, qu’on le veuille ou non, montrent
la suprématie du camp présidentiel sur l’opposition
déchirée depuis quelques mois par des querelles
de clocher. La conséquence directe de la déroute
de l’opposition est qu’elle sera réduite au
simple rang d’observateur dans un hémicycle où
la mouvance sera seule aux commandes. Elle entend régner
sans partage. La preuve est que les partisans de Kérékou
n’ont pas attendu la proclamation des résultats définitifs
avant de se lancer dans les tractations pour la conquête
des postes de responsabilité à l’Assemblée
nationale.
Un
fauteuil, quatre mouvanciers postulants
Pour
le moment, la bataille se déroule beaucoup plus autour
du fauteuil du président de l’Assemblée nationale.
Le poste de la deuxième personnalité de l’Etat
est l’objet de convoitise de toute sorte. Les noms de 4
personnalités de la mouvance sont cités. Il s’agit
de Jérôme Sacca Kina, Sylvain Akindès, Lazare
Sèhouéto, et Bruno Amoussou.
Jérôme
Sacca Kina
En
matière de parlementarisme cet ancien ministre du Développement
rural n’a grand-chose à envier aux autres députés
élus de la quatrième législature de l’Assemblée
nationale. Les raisons sont de deux ordres. Il a été
présent au cours des quatre législatures. De même,
il apparaît comme le mouvancier qui se distingue le plus
à l’Assemblée par sa maîtrise du règlement
intérieur et de la constitution. Mais Sacca Kina a actuellement
deux handicaps majeurs qui peuvent l’empêcher de diriger
l’Assemblée. La toute première est sa défaillance
sanitaire consécutive à l’accident dont il
a été récemment victime. Deuxièmement,
on accuse le prince à tort ou à raison d’être
à l’origine du déclin de la filière
coton.
Sylvain
Akindès
Actuel
ministre chargé des relations avec les institutions, Akindès
a au cours de la législature finissante essuyé beaucoup
d’humiliations à l’Assemblée nationale
surtout de la part des députés de l’opposition.
Certains n’hésitent pas à lui faire comprendre
qu’il est nommé alors qu’eux autres ont été
régulièrement élus. L’élection
de Akindès à la tête de l’Assemblée
sera une consécration. Mais les chances de l’ancien
directeur du CPU semblent très minces, vu les luttes d’hégémonie
que se livrent les mouvanciers.
Lazare
Sèhouéto
C’est
la révélation de ces législatives. Sa liste
‘Force Clé’, contre toute attente s’en
est sortie avec 5 députés dont lui-même. De
sources concordantes, on apprend que le ministre du Commerce souhaite
vivement exercer ses compétences de leadership à
l’Assemblée nationale. Sèhouéto, bien
que jeune, pense qu’il peut donner une nouvelle physionomie
à la Représentation nationale.
Bruno
Amoussou
Déjà
une fois président de l’Assemblée nationale
(2ème législature), le Dajè national nourrit
des ambitions de reprendre ce poste. Mais l’actuel ministre
d’Etat chargé de la Coordination de l’action
gouvernementale acceptera-t-il de quitter le gouvernement pour
la présidence de l’Assemblée nationale. Pour
l’homme qui lorgne sérieusement vers 2006, le problème,
c’est de savoir si l’Assemblée nationale sera
un tremplin infaillible ? Pour le moins, où Bruno Amoussou
devra-t-il se positionner pour espérer avoir le vent en
poupe pour 2006 ? Au ministère d’Etat ou à
la présidence de l’Assemblée nationale ? C’est
le problème que Bruno Amoussou doit essayer de résoudre
dans les tout prochains jours.
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