Nouvelle désignation des
membres de la Cour : L’Assemblée reconduit ses 4
représentants.
Hier tard dans la nuit, le bureau de l’Assemblée
nationale a eu l’avis des présidents des groupes
parlementaires et des commissions permanentes sur la nouvelle
désignation de ses 4 représentants à la Cour.
Une formalité pour se conformer à la décision
des sages de la Haute juridiction qui a annulé, mercredi
dernier, la désignation faite entre temps par ce bureau
de la 4e législature.
«
La désignation des membres à la Cour Constitutionnelle
faite par le bureau de l’Assemblée nationale est
contraire à la Constitution pour vice de procédure
». C’est en substance la décision prise, mercredi
dernier, par les sages de la Cour. Le bureau de l’Assemblée
nationale pour se conformer à la procédure requise,
a recueilli hier l’avis des présidents des groupes
parlementaires et des commissions permanentes.
En effet, la Cour avait reproché au bureau du Parlement
de n’avoir pas soumis cette désignation au visa de
la conférence des présidents des groupes parlementaires
et des commissions permanentes. Ce qui n’a pas été
fait en son temps puisque les groupes parlementaires, ni les commissions
permanentes n’avaient été constitués
avant cette désignation des conseillers proposés
par le bureau de l’Assemblée nationale. Les décisions
de la Cour étant sans recours et s’imposant à
tous, cette dernière a maintenu sa désignation qu’elle
a ensuite présenté à la conférence
des présidents des groupes parlementaires et de commissions,
hier et l’a envoyée au gouvernement. Il s’agit
de Pancrace Brathier au titre de personnalité, de Madame
Clotilde Médégan Nougbodé et de Jacques D.
Mayaba comme magistrats et enfin de Conceptia D. Ouinsou au titre
de juriste de haut niveau.
Dans sa décision de mercredi dernier, la Cour n’a
pas remis en cause l’aptitude de ces 4 conseillers pour
l’exercice de leur fonction républicaine mais plutôt
le vice de procédure. Les conseillers de la nouvelle Cour
prêteront serment et seront installés demain au palais
de la présidence. Et ce devant le Président de la
République et le bureau de l’Assemblée nationale.
L’institution ne se trouvera donc pas dans un vide juridique
dès demain compte tenu de cette nouvelle donne .
>>haut
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