Représentants du gouvernement
à la Cour constitutionnelle : Encore des sièges
de conseillers menacés d’invalidation.
La
Haute juridiction a cassé, mercredi dernier, les sièges
des représentants du bureau de l’Assemblée
nationale devant siéger dans cette institution. Selon Epiphane
Quenum, le porte-parole du parti de la Renaissance du Bénin,
l’un des citoyens ayant saisi la Cour constitutionnelle,
des sièges de conseillers désignés par le
gouvernement sont menacés d’invalidation. Et pour
cause.
Ils
sont trois, ces conseillers dont les sièges seraient en
sursis à en croire Epiphane Quenum. De sources proches
des requérants, la Cour s’est prononcé mercredi
dernier sur la forme, mieux sur le non respect de la procédure
devant conduire le bureau de l’Assemblée à
la désignation de ses représentants à la
Haute juridiction. Et rien n’exclut pour le moment que la
Cour ne prenne dans les prochains jours une autre décision
cette fois-ci sur le fond de cette même requête de
Adam Macaire Sokpéhoundé et Epiphane Quenum, apprend-on.
Il s’agit des sièges de Idrissou Boukari, Lucien
Sèbo et Christophe Kougniazondé désignés
à siéger à la Cour au titre du gouvernement.
Selon les arguments de Epiphane Quenum, Idrissou Boukari, le remplaçant
de Feu président Hubert Maga à la Cour, dont le
mandat expire ce jour, a achevé le mandat de son prédécesseur.
« En acceptant cela, il a accepté de subir les conséquences
avant, pendant et après Feu président Maga »,
souligne Epiphane Quenum. S’agissant de M. Lucien Sèbo,
ce dernier est « un ancien magistrat », ce qui ne
permet pas au gouvernement de le nommer car « être
magistrat est une fonction et non une profession », a-t-il
expliqué. Enfin, quant à la désignation de
Christophe Kougniazondé, la requête de Epiphane Quenum
dénonce le fait que ce dernier n’est pas un professeur
agrégé en droit mais plutôt un professeur
assistant.
La
Cour aurait donc dissocié les deux requêtes qui ont
attaqué pour inconstitutionnalité les nominations
issues du décret n° 2003-163 du 16 mai 2003 et de la
décision n° 023-03/AN/Pt du 16 mai 2003. La qualité
des conseillers n’a pas été mise en cause
dans la décision prise par la Cour en date du 5 juin dernier.
Ce sera bientôt, selon les requérants, « la
personnalité de ces derniers » que la Cour attaquera.
Les prochains jours nous édifieront.
>>haut
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