Les trois dernières années
de Mathieu Kérékou : Le pire à venir.
Le
Président Mathieu Kérékou en rempilant en
2001 et ce contre sa parole donnée en 1996 pour attirer
Houngbédji et consorts, colportait un espoir réel
; celui de mettre le pays sur les rails. Mais la peur d’une
certaine impopularité et la volonté manifeste de
quitter le pouvoir avec les honneurs de tout le monde politique,
affaibliront le Général et feront du Bénin
des trois ans à venir, une victime.
C’est
le gouvernement en gestation qui va offrir aux Béninois
ce pire si le Général ne revoit pas sa méthode
de travail. Si la cacophonie dudit gouvernement est déjà
perceptible, les conséquences sont encore insoupçonnables.
Une chose est certaine, l’équipe à venir sera
celle de toutes les résistances, de toutes les désobéissances
aussi. Sauf virer de son gouvernement un ministre avant 2006.
ceci revient à dire, qu’aucune épée
de Damoclès ne pèsera sur aucun ministre. Et dans
une équipe où l’on est sûr de jouer
jusqu’à la fin, la docilité n’est pas
la chose la mieux partagée. D’abord Kérékou
non partant en 2006, ne sera une menace que pour les présidentielles.
On verra un Amoussou super ministre renforcer ses tentacules sans
doute au grand dam de Houngbédji.
A
côté, ceux-là qui depuis rêvent d’un
autre espace de liberté, vont tenter des soubresauts. Amoussou
Bruno, même s’il reste coordonnateur de l’action
gouvernementale, essuiera à coup sûr des résistances
bien plus coriaces à la limite de la rébellion au
sein du même gouvernement. Le renard de Djakotomey très
préoccupé par 2006 n’hésitera devant
rien. Houngbédji aussi. Pierre Osho quant à lui
voudra récupérer son autorité, ses privilèges
d’antan qu’il aura laissés dans son soutien
à Bruno Amoussou. Parce que, en ce moment là, les
ennemis de « Dadjè » seront aussi les siens.
Pendant ce temps le Card Dunya et le Fard Alafia seront en scène
; le collectif des jeunes et autres composantes de la mouvance
aussi.
Le
mode de gestion et de coordination de l’action gouvernementale
consistera alors à glisser des peaux de bananes, à
les affaiblir et à bâillonner les autres. Kérékou
étant hors course pour 2006 perdra de son autorité,
de son emprise sur ceux-là qu’il « appelle
ses élèves » Le désordre ne s’en
portera que mieux. Et le Bénin une fois encore, va faire
une cure de léthargie avec une impunité exponentielle
avec pour seul vrai comptable, le président Mathieu Kérékou
.
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