FINANCEMENT DES LEGISLATIVES 2003
: Des directeurs de sociétés d’Etat rançonnés
(par de faux mouvanciers).
Comme
à chaque élection, les politiciens ont commencé
à courir de gauche à droite afin de rassembler les
sous nécessaires à la campagne électorale.
Dans le camp des mouvanciers, c’est le branle-bas dans les
sociétés d’Etat.
Le
rançonnement redouble d’ardeur dans les sociétés
d’Etat. Selon des sources crédibles, les mouvanciers
parcourent l’administration publique avec des menaces à
peine voilées à l’endroit des directeurs.
En effet, ceux-ci sont sommés de donner leur quote-part
à la cotisation mouvancière pour les législatives,
au risque de perdre leur poste. Ainsi, les 10% refont abruptement
surface et les exigences deviennent coriaces. Un directeur, qui
a requis l’anomimat, affirme même que la participation
prend des proportions écœurantes. De l’avis
de ce directeur, toutes les sociétés sont sillonnées
par des émissaires qui happent des chèques ou de
l’argent en espèces. Par ailleurs, parmi ces personnes
bien sûr en mission commandés, s’infiltrent
des escrocs. Dès lors, les directeurs sont obligés
de faire main basse sur les fonds de caisse ou de s’entendre
avec leurs comptables pour détourner les deniers, car ils
ne veulent guère perdre leur place.
En tout cas, ils font tout pour ne pas courroucer ces tout-puissants
mouvanciers. C’est pour cela que les sociétés
d’Etat subissent ces temps-ci des coups bas et leurs directeurs
passent des nuits blanches à réfléchir aux
stratégies pour déjouer les stratagèmes de
spoliation mis en place. Concrètement, les législatives
2003 font orchestrer des machinations de vol et d’escroquerie
à nulle autre pareille. Ce qui fait dire à certains
que toute élection au Bénin permet aux mouvanciers
d’escroquer les directeurs de sociétés d’Etat.
Et comme le Béninois n’aime jamais démissionner,
ces directeurs mouvanciers ou opposants préfèrent
satisfaire les demandes à partir .
>>haut
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